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Arrache l'âme au violon - ARIA ♠

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MessageSujet: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Dim 24 Mai - 19:55


 

 
ROMANOV ARIA

 
 

 
Informations

Nom & Prénom :: ROMANOV Aria.
Surnom :: Ahri.
Age :: Plusieurs siècles. Peut-être cinq, au vu de ses queues.
Sexe :: Mâle. Qui l'eût cru ? Son prénom est trompeur.
Nationalité :: Russe.
Lieu de résidence :: Province de KANTO, dans la montagne.
Métier :: Aucun. Sa vie est rythmée par l'observation des Humains, cachés derrière le voile de l'ignorance des mortels.
Orientation sexuelle :: Bisexuel. Puisqu'il ne se considère ni mâle, ni femelle, il n'a aucun préjugé sur les deux sexes.
Groupe :: Démon. Aria est un Kitsune.
Pouvoir spécial :: Métamorphose, principalement. Il peut également créer des illusions, généralement petites.
Signe particulier :: Sous sa forme humaine, il peut endiguer la présence de ses cinq queues à la fourrure blême, mais ses oreilles duveteuses dévoilent sa nature démoniaque. Ses pupilles, également ont tendance à se dilater de la même manière que celles des renards.


 
Derrière l'écran

Prénom :: Mélanie.
Age :: Je vais avoir 18 ans dans quelques semaines. ♥
PUF :: Heaven/Navi/Hevy/Ivy…
Que penses-tu du forum ? :: J'aime beaucoup. J'ai suivi Noragami dès la sortie des épisodes en VOSTFR, et j'aie totalement accroché à l'intrigue, donc je n'peux qu'aimer le forum… c: 
Comment l'as tu découvert ? :: Grâce à un partenariat !
Codes du règlement :: Mangé par Yumi
Autre :: MWAHAHAA, l'idée de pouvoir incarner un Démon est génial ! Petite question, est-il possible de retirer le "A" à la fin de ROMANOVA dans mon pseudo… ? 

 
 
 
Physique
« Le temps s'échappe. »
Un simple constat, penché au-dessus du vide. Les rides s'étalent sur les visages des adolescentes boutonneuses qui dansaient, autrefois, dans les rues en quittant le lycée. La cloche d'une église résonne au loin, porté par ce vent qui ébouriffe ses cheveux opalins. Des traits fins. Des yeux aux couleurs d'un ciel d'été cherchent. Ils fouillent avidement les masses grouillantes qui s'étalent sous ses jambes qui balancent nonchalamment dans le vide. Il ressemble à un gamin, Aria. Il est petit, aussi. A peine le mètre soixante, et ses mains semblent appartenir à un môme. Le vieux des montagnes le taquine, parfois, à ce sujet. Ses grandes oreilles velues caressent le monde. Elles écoutent, captent les plaintes des Humains. Aria n'est pas un Dieu, mais il entend. Lorsque les prières sont formulées à voix haute, il peut se plier aux volontés des créatures mortelles. Ses doigts fins punissent, arrachent et consolent. Sa frêle silhouette, tantôt humaine, au détour d'un parc, tantôt animale, dans les cimetières, se tord pour entendre les dernières volontés de ceux qui ne le voient pas. Rarement.
Et, silencieusement, le renard attend. Qu'on vienne le chercher, ou qu'on le tue, simplement. Ses paupières tombent, ravalant ce regard aux nuances glacées. Ses cils blancs papillonnent, dansent en projetant des ombres sur ses joues blafardes. Un sourire. Il dévoile ses délicates canines effilées.
Le renard s'en est allé.

 
Caractère
« Le temps s'échappe. »
Un simple constat, penché au-dessus du vide. Les gouffres qui séparent les immeubles menacent de le dévorer. Il cherche un trottoir. Les passants défilent, sous ses pieds qui touchent le néant. Mais, même s'il sautait, le renard ne saurait mourir. Ses bonds léonins rallient une fenêtre à une autre. Un lien est créé, même si les humains ne sont pas capable de l'observer. Penché au-dessus de leurs têtes aux cheveux d'encre, le môme attend qu'on vienne le chercher. Il est désespéré. Il est vieux, aussi. Ses cheveux sont déjà blancs.
« Depuis combien de temps ? » Qu'il se demande. Un siècle. Deux siècles. Trois. Quatre. Et, finalement, il y eût le cinquième. Il est fatigué, Ahri. Il se questionne. Quand viendrait-on le chercher ? Il s'ennuie. Les Humains grandissent, à l'image des renards, à une vitesse folle. Même les papillons prennent leur temps, en comparaison. Aria est fatigué. Epuisé de tisser des liens invisibles, qui seront brisé lorsque les maladies, la vieillesse et dieu sait quoi d'autre, auront achever d'en trancher les fils transparents.
Le violon, lui, ne cesse jamais de respirer. Ses mélopées s'échappent, entre les doigts frêles du renard qui chante, désespérément, en tirant sur ses cordes vocales pour qu'on l'entende. Aria est, seulement, désireux de connaître cette vie qu'il observe.

 

 
Histoire
Là où les cieux miroitent - Il observe, muet. La Nature renaît, indéfiniment, et meurt si souvent. Une odeur alléchante. Aria se détourne de la pousse frêle qu'il mâchonne depuis la naissance du jour, et remarque que sa mère est rentrée. Elle est petite, Khaleesi. Frêle, aussi. Il lui ressemble, sûrement. Ses pattes sont minuscules, et elles se tendent vers cette silhouette qui s'éloigne déjà. Elle s'engouffre dans son trou surchauffé, où patiente les autres mômes de sa portée. Aria aimerait sourire. Mais, même ça, il a oublié. Ses mots n'ont jamais émergés de ses lèvres noirâtres. Pas même un murmure.
Il s'approche, lorsque l'ordre retentit. Sa mère s'agace, et ne comprend pas le mutisme du cadet des renardeaux. Il touche les autres, ils sont chauds et jappent faiblement. Ils s'accrochent fébrilement aux flancs blancs de la génitrice qui chiale. Il ne comprend pas, Aria. « Ahri, viens manger. » Qu'elle dit. Il dévisage la femelle aux mamelles lacérées. Il hésite. Il sait que, s'il s'approprie ce lait gras, il dérobera une vie. Il le comprend, mieux que quiconque.
Aria n'est pas comme ses frères. Il n'est pas de ceux qui arrachent, qui tètent les entrailles sanguinolentes d'une mère épuisée.
Il ne veut pas tuer, le renard. Il ne veut pas parler, non plus. Il voudrait, sans doute, couvrir ses oreilles blanches pour ne plus percevoir ces bruits de succion. Il griffe un petit corps. Celui de l'aîné, à la fourrure clairsemée. Il pousse, et s'acharne sur les autres pour qu'ils arrêtent. Un regard à la mère. « C'est trop tard. » Qu'elle soupire. Ahri ne comprend pas. Il s'assied à ses côtés, minuscule et ratatiné, et attend.
Quoi ? Probablement rien. Seulement que le temps fasse son œuvre.
« Tu sais, Aria. Les lacs et les mers sont des illusions créées par les plus anciens renards. Ils ne sont que le reflet de ciel sur cette terre. » Il acquiesce. Il ne sait pas, mais il croit. Il est persuadé que la parole de cette mère à l'agonie est absolue.
« Les lacs et les mers sont des illusions. » Qu'il répète, quand les paupières blême de la renarde sont tombées.
Lui aussi, il créera des lacs et des mers illusoires. Parce qu'ils ont la couleur des yeux de Khaleesi.


Les couleurs sont identiques - Il ne comprend pas, Aria. Tout est différent, mais de manière si subtile que les autres ne le remarquent pas. Les couleurs sont les mêmes, perdues çà-et-là, et même les mots demeurent inchangés. « J'ai faim. » Une œillade venimeuse, vers ce frère qui dérange. Ahri n'est pas comme eux. Il écoute, mais il ne parle pas. Il observe, mais n'intervient pas. Même lorsque Mira est mort. Il a remarqué le petit corps, tassé dans la neige de la Taïga. Passif, il a remarqué que l'autre s'effondrait, sans même tendre un muscle dans sa direction. Peut-être Aria était-il froid. Sûrement. Ses paupières sont tombées, silencieuses, pour cacher un regard embué par les larmes. Deux prunelles devenues nuageuses, à l'image du ciel qui roulait au-dessus d'eux.
« J'ai faim. » Des regards en douce. Ils ne sont plus que trois, dans ce désert blanc. Les bouleaux chétifs se succèdent, disparates et frêles. Ils menacent de plier, lorsque les bourrasques hivernales les caressent. Aria a imprimé ces images de mort dans ses rétines. Lorsque le sommeil lui échappe, il se remémore toutes les disparitions. Même celles des rongeurs qu'ils débusquent, parfois.
Une à une, elles s'accumulent. Des centaines de souvenirs qui, colorés de noir et de blanc, ne semblent pas lui appartenir. Il se sent spectateur de sa propre vie, du haut de ses quelques années.
Le blanc est toujours blanc. Le noir tire doucement sur le gris, délavé par les pleurs qui fuient de ses prunelles ardoises. Parfois le ciel dégueule son flot de larmes acides, et Aria s'écroule. Il se laisse aller, de temps à autre. Lorsque c'est devenu trop dur.
Ensuite, c'est Hiro qui s'en va. Il est pas mort, celui-là. Blasé, il s'est faufilé hors de la tanière de la portée, et a rallié d'autres horizons. « J'ai envie d'aventures. » Qu'il disait.
Rida et Aria sont les derniers. Ils se jaugent, sans parler. Ils se disputent des lambeaux de chairs putréfiées, et tombent malades ensemble. Ahri survit, encore quelques temps. Rida, lui, il s'éteint. C'est rapide, comme les moussons. L'âme de son frère s'éloigne.
Et Aria termine seul.
Les couleurs sont identiques, mais tout à changer. Le soleil a continué de se lever, tiré par on-ne-sait-qui, ou on-ne-sait-quoi, et accroché à son pan de soie pâle. Ahri a souris. Ahri a pleuré.

Le beau, le pur - Le blanc fascine. Le blanc est tâché, par inadvertance. Le blanc est lavé, avec véhémence. Puis, il est souillé. Inlassablement, le jeu se répète. Le blanc devient écarlate, lorsque la faim tiraille son estomac qui hurle. Le blanc redevient blanc, quand son petit corps est balloté dans la neige. Aria scrute, avidement. Il s'imprègne de son environnement. Les hivers se succèdent, il a perdu le compte. Il sait que, étonnamment, il est plus vieux que la plupart des renards. Il est plus blanc que les autres, aussi. Pur. Beau.
Les Humains aiment ce qui est beau. Ils aiment ce qui brillent, comme les diamants. Ils aiment ce qui ne leur ressemble pas. Le renard écoute, attentif. Il laisse ses tympans absorber le chant des oiseaux. Le hululement d'une chouette, quelque part.
Puis, elle est finalement là. Maigre à faire peur, dans les couches successives de vêtements. Elle tend les bras dans sa direction. Aria est terrifié. Mais, irrémédiablement, il se laisse attirer par la chaleur qui se dégage de la mince silhouette. « Qui es-tu ? » Qu'il gémit, en sentant des mains se refermer sur ses épaules. Elle lâche un rire. Elle ne semble pas le comprendre, même lorsqu'il frotte son front contre le menton de la fillette.
Elle était humaine.
Et les Humains aiment ce qui est sauvage, parce qu'ils ne sont, au fond, que des êtres captifs de leur égo. Aria adresse un regard compatissant à l'autre. Il se laisse attraper, sans se débattre et sans mordre.
Il saisit vaguement qu'elle en a besoin, mais la raison lui échappe. Il sent, au fond de lui, que c'est nécessaire.
Avant même qu'un soupir ne puisse fuir de ses lèvres, une clochette teinte à sa gorge. Son front se plisse. Avant même qu'il ne réalise ce qu'était la liberté, le voilà enchaîné.

Rêve d'éternité - Ahri a souvent rêvé. De voir le monde dans son intégralité. D'être heureux, même si personne n'est à ses côtés. De capter les couleurs dans leur entièreté, sans qu'aucune ne soit laissé sur la touche. Le blanc. Le noir. Le rouge, aussi. L'écarlate a repeint la chambre blanche. La petite humaine, désormais ridée et aveugle, touche cette fourrure blême. Elle cherche la chaleur. Elle cherche l'amour.
Aria a donné. Aria a repris, aussi. L'Humaine, qu'il a veillé jusqu'à ce que ses paupières tombent lourdement. Il sait que c'est terminé.
Il a fermé les yeux aussi, et s'est rappelé. Toute cette vie passée, enchaîné mais libre. Libre mais enchaîné. Un rire. Des larmes. Il a été heureux. Il a été triste. Et ça a continué, lentement, mais sûrement, à défiler.
D'autres vies se sont terminées, d'autres ont débutées. Aria est resté. L'existence d'Ahri s'est effacé. L'âme du renard est resté. Il n'est pas mort, mais ses chaînes se sont desserrées. Une deuxième queues a poussé, et les pouvoirs se sont ancrés dans ses veines. Il a ardemment désiré, par un matin d'hiver, être vu à nouveau. Son corps a changé.


Même si t'es pas Humain - Elle est grossière. C'est ce qu'il s'est dit, lorsque ses prunelles ont croisé la silhouette malingre de la môme aux boucles brunes. Il a passé son chemin, vêtu de sa toison d'albâtre et de ses queues multiples. Elle s'est immobilisée, reniflant l'air comme un lévrier qui cherche sa proie dans le vent. Il s'est figé, le souffle éteint.
« Qui est là ? » Qu'elle a déclaré, les yeux réduits à deux fentes. Il frissonne. « Aria, c'est toi ? » Bien sûr, elle ne le voit pas. Même Maria Romanova a cessé de le voir, lorsqu'il a fêté ses cinquante hivers. C'était long. Son front se plisse doucement, signifiant qu'elle a piqué sa curiosité. « Aria ? » Elle réitère ses appels, inlassablement. « Je savais bien que Babouchka mentait. Aria n'existe pas. Les Fantômes ne hantent pas les femmes Romanova. » La poitrine du renard brûle. « Je n'suis pas un Fantôme. » Qu'il déclare, en émergeant d'une ruelle. La môme se retourne, lentement. Ses prunelles dorées le scrutent, attentivement. « Tu es Aria ? J'imaginais une femme, avec ce nom. » Il est Humain. D'apparence, du moins. Il acquiesce silencieusement, et tend la main vers la Romanova.
Il touche ses boucles brunes, et il pense un instant que c'est une illusion qu'il a créé. Son corps vacille, comme autant de bougies qui menacent de s'éteindre, et ses queues se déploient dans son dos. Ses oreilles sont toujours là, aussi. Blanc comme la mort, il est. « Je suis Raja. » Il le sait. Il connaît les descendants de Maria. Il connaît les noms, les goûts et même les peurs de ces êtres qu'il aime. Cette famille qu'il protège.
« Je reviendrai. » Qu'elle déclare, lorsque sa mère apparaît, à la fenêtre. Le corps d'Aria s'évapore sous son regard écarquillé. Elle pense qu'il s'est volatilisé. En réalité, il est seulement redevenu renard, et il est à ses pieds. Il souffre de ne plus être vu.
Alors, silencieusement, il créé ses illusions. Les reflets de la mer sur les dalles, et les vagues qui s'écrasent mollement autour des rosiers qui frémissent à peine. Il fait danser les étoiles sur les murs sombres des chambres, ou encore écrire les réponses des devoirs des enfants sur leurs feuilles dès qu'ils ont le dos tourné.
Aria aime cette famille, désespérément.


Monstre - Des œillades haineuses. Elle scrute avidement le jardin laissé en friche. La môme boutonneuse aux boucles brunes est devenue adulte. Son innocence s'en est allée. Un homme est à ses côtés, entourant ses épaules frêles d'un bras compatissant. « ARIA ! » Elle hurle. Elle crache ses poumons sur les pavés défoncés de la terrasse. Elle pleure aussi. Le regard du renard s'attarde sur son ventre. Il est rond. Un sourire apparaît sur le visage d'Aria qui s'approche, munie de sa pelisse argentée et de ses longues queues. Trois siècles, c'est long. Raja crie encore, son mari tente de l'attirer à l'intérieur du grand manoir. Elle refuse, exécutant de grands gestes avec ses bras pour se détacher de l'étreinte maladroite de son compagnon.
Ses prunelles, autrefois dorées, ressemblent à de l'encre. Noires, comme la suie. Elles sont assassinent, dénuées de cette douceur d'antan. Le renard se transforme lentement, sous les yeux ébahis de l'Humain qui le vois pour la première fois. La jeune femme se jette sur lui, tirant sur son tee-shirt blanc. La neige dégringole silencieusement, de la même manière que les perles transparentes s'échappent des yeux de Raja.
« Pourquoi tu m'as fait ça ? » Il fronce les sourcils, sans comprendre. « Monstre ! Tu as tué mon enfant. » Le dégoût se peint sur son visage délicat. Elle esquisse quelques pas en arrière. Il reste de marbre, planté là, au milieu de l'allée, en observant ce ventre qui, il le comprend, est vide. « Ce n'est pas ma faute. » Qu'il dit. « Tu ne l'as pas sauvé. C'est ta faute. » Ses babines se retroussent, au milieu de son fascié humain. Ses crocs se dévoilent, et il siffle. La rancœur s'insinue progressivement dans son âme, jusqu'à la faire noircir de la plus horrible des manières. « Je ne suis pas ton Dieu, Raja. Si quelqu'un a abandonné ton fils, ce n'est pas moi. C'est ce Dieu auquel tu crois. » Son visage se ferme. La confiance est rompue.
Monstre.
Monstre.
Monstre.
L'air sature, autour d'Aria. Il cesse de respirer, quelques instants, du moins. Il darde ses yeux gris bleu dans ceux, venimeux, de l'Humaine. « Ne me tiens pas pour responsable de malheurs que les Humains créent eux-mêmes. » Il s'approche à peine. Il semble avoir grandi de quelques centimètres, et ses queues fouettent furieusement le vent, dans son dos. « Ne la tuez pas. » Une supplique qui s'enfuit des lèvres du mâle humain. Sa main se lève, et Raja ferme les yeux. Elle sent la gifle arriver. Elle sait qu'elle va être blessée.
Pourtant, le choc ne vînt jamais. Le doigt d'Aria touche le front dégagé de la jeune femme, et y assène une minuscule pichenette. Elle écarquille ses grands yeux, horrifiée. Ce geste qu'il a, maintes fois, exécuté lors de l'enfance de la môme, ramène tous les souvenirs à sa mémoire. Aria se détourne, et s'en va.
La confiance est rompue.


Errance - Le renard silencieux a fermé les yeux. Il a essayé d'endiguer la douleur, dans sa poitrine. Même un siècle plus tard, la souffrance a perduré. Même longtemps après que l'Humaine qui en est responsable ait rendu son dernier souffle. Aria ne s'est jamais réellement éloigné. Simplement, il ne s'est plus jamais montré.
Il a observé, enlisé dans son mutisme, les années qui défilent. Raja s'est installé, trois ans après la mort de son premier-né, dans le manoir familial. Le jardin défraîchit est redevenu luxuriant, et les fleurs se sont risquées à fleurir de nouveau, lorsque la saison n'est pas trop mauvaise. Elle a prié, à voix haute, près de sa cachette.
Elle s'est adressé à lui, de nombreuses fois, sans recevoir de réponse de sa part. Il a remarqué les rides qui ont creusé peu à peu la peau nacrée de celle qu'il avait connue à peine née. Il a veillé sur ses enfants, lorsqu'elle filait au turbin pour ramener de quoi nourrir les trois bouches qui ont débarqué dans sa vie.
Il a même osé se montrer sous les yeux de la plus jeune, lorsqu'il s'est penché sur son berceau pour déposer un baiser sur son front dégarni.
Puis, il a sombré dans l'oubli. Même Raja a cessé d'y croire. « Je suis désolée que tu sois parti par ma faute. » Ses mots ont troublé le renard. Les aurores boréales ne se sont plus jamais réverbérées sur les murs de la maison, et les roses ont retrouvé de fades couleurs.
« Ils n'ont pas besoin de moi. » Un constat douloureux.
Abandonnant son seul foyer dans son sillage, Aria s'est lancé dans une triste épopée. Il a traversé le monde, de long en large, et en travers. Il a posé ses valises, parfois. Puis, il les a reprises.

Cinq siècles. C'est terriblement long, même pour lui. Ce désir de vivre l'éternité s'est essoufflé, et ses rêves se sont envolés. Ne reste plus que l'amertume d'avoir été chassé. La tristesse d'être seul, et d'avoir été aussi facilement congédié de l'existence de cette famille qu'il veillait depuis si longtemps.
Le flanc d'une montagne, au Japon. Il s'y est endormi, dans la minuscule tanière qu'il s'est creusé. Et, silencieux, il attend.

 

  © FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
 


Dernière édition par Romanov Aria le Mar 26 Mai - 19:51, édité 3 fois
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Tomoe Saisei
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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Dim 24 Mai - 21:03

Bienvenue à toi! :3
J'aime j'aime j'aime, le début de ta fiche et plaisant à lire, le personnage est juste magnifique aussi raaaah ! 8D
Bon courage pour le reste de ta fiche :3
Je m'occupe de tout pour ton prénom !

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Yumi
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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Dim 24 Mai - 21:57

Bienvenue parmi nous !

Un kitsune russe ? J'adopte direct ! ♥
C'est original et ton style d'écriture est très beau.
BREF J'AIME. ♥♥♥
*spam de coeurs*

Si tu as le moindre soucis ou une question, n'hésite pas à demander, on est là !
Au plaisir. ~

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Une rose par Tata ♥️
Merci à Saki pour le vava. ~
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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Lun 25 Mai - 17:05

Whaaaaah j'ai tellement hâte de voir l'histoire tellement c'est trop bien écrit *^* ! En tout cas bienvenue à toi future collègue démone et bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Lun 25 Mai - 17:53

Bienvenue sur le fow est les autres ont super raison tu écris trop bien *_* *admiration*
Bonne chance pour ta fiche et j espère rp avec toi *_*
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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Lun 25 Mai - 18:59

Merci, vous êtes adorables. c: Je termine mon histoire rapidement, j'en ai déjà écris une bonne partie ! Je suis ravie que mon Aria plaise, il a pris son temps pour mûrir dans mon crâne. Owii, un Keupin Démon, c'est une bonne nouvelle !
Merci pour ma plume, j'essaie de m'améliorer, surtout que j'innove complètement pour ce personnage… J'espère que je serai rapidement validée, et que j'aurai pleiiiiiiiiins de RP ! *0*
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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Mar 26 Mai - 19:52

Désolée pour le DP, je précise seulement que j'aie terminé ma fiche ! c:
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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Mar 26 Mai - 20:52

Alors là bravo !
Sérieusement ta fiche était un véritable plaisir à lire pour les yeux, l'histoire du personnage est touchante, j'adore vraiment tout de tout ♥
Je le dis sans hésitation tu es la meilleure fiche que j'ai lu jusqu'à maintenant !
C'est donc sans hésitation que je t'annonce ta validation :3
J'espère que tu te plairas parmi nous, et si tu veux un rp moi d'abord xD

N'oublies pas d'aller recenser ton avatar par ici ♠
Et si tu veux partir à l'aventure une demande de rp juste


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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠ Mar 26 Mai - 20:54

Merci, ça me touche beaucoup. J'ai pris énormément de plaisir à écrire la fiche d'Ahri, et j'ai hâte de le jouer ! Pour le RP, ce serait avec joie ! 8D Je vais de suite me recenser. c:
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MessageSujet: Re: Arrache l'âme au violon - ARIA ♠

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Arrache l'âme au violon - ARIA ♠

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