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Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei.

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MessageSujet: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Jeu 28 Mai - 20:17





Aria & Tomoe
« Le chant du démon pour endormir les mômes des villages. »

Ploc. Ploc. Ploc.
Les grands yeux bleu-gris du môme s'écarquillent, lorsque l'humidité s'engouffre dans son minuscule trou. Il pense, un peu. Quelques gouttelettes s'écrasent mollement sur le sommet de son crâne. Il réalise que, ce terrier qu'il s'est creusé, n'est pas assez profond pour être imperméable. « Putain de mousson. » Qu'il pense, le renard. De nouvelles gouttes s'attardent dans sa fourrure blême, et quelques frémissements déchirent son échine. Il se tortille difficilement jusqu'à la surface, et crève la terre de son petit museau noir. Les odeurs l'assaillent douloureusement, et l'eau dégueulasse lui détrempe le visage. Il rampe hors de sa prison surchauffée, tapissée de plumes, de feuilles qui craquèlent sous ses minuscules pattes aux coussinets sombres.
Ses grandes oreilles se tendent à l'extrême. Aria perçoit vaguement quelques gémissements, sans être capable de déterminer s'ils sont humains, ou s'ils appartiennent à l'un de ses semblables. Le renard se tortille jusqu'à s'extraire de sa tanière de fortune, bientôt noyée sous ses prunelles orageuses. Un poids s'attarde sur son cœur, lui arrachant un soupir désabusé. Une énième fois, son foyer a été détruit par sa mégarde.
Les plaintes se succèdent, jusqu'à répandre l'agacement dans ses veines. Il promène ses pupilles dilatées sur les environs, repérant quelques dégâts occasionnés par les pluies diluviennes. La boue menace de l'engloutir. Sa Russie lui manque, et ses Romanov probablement autant. Deux siècles qu'il s'est insinué hors des vies des êtres qu'il s'était promis, autrefois, de protéger.
Les feuilles verdoyantes ruissellent, crachant de fins filets translucides qui noient les bourgeons. Les fleurs tombent, la tête arrachée par les flots sinueux, noyées par l'eau traîtresse qui s'accumule en flaques boueuses. Il lâche un énième soupir.
« […] Aide… » Les mots se précisent, à mesure que le renard s'insinue entre les branches qui ploient sous les assauts du vent. Il s'y presse, sans prêter attention aux caresses qui s'attardent dans sa pelisse. Il fronce ses sourcils blêmes, lorsqu'une tête émerge des feuillages. « Kaguya. » Un Tanuki. Ridiculement petit, et peut-être même adorable, il lâche un gloussement. « Ne me caresse pas, je n'suis pas un animal de compagnie. » Le renard aux queues multiples s'éloigne déjà, écoutant les échos qui se dispersent. « Un p'tit d'humain est tombé dans une ravine. »
Le Kitsune écoute, l'oreille dressée sur son crâne blanc. Les Humains. La lassitude se peint sur les traits du vieux canidé.
Lentement, son apparence change, sous les jappements de surprise de l'autre Yokaï, pourtant réputé pour être un maître des métamorphoses. Le plus âgé des Démons s'approche à pas de loup, captant nettement les cris désespérés du môme en contrebas. Sous les traits de l'un de ses semblables, le renard s'insinue agilement dans la tourbière, où ses pieds nus s'enfoncent dangereusement. « Merde. » Il se débat un peu, jusqu'à atteindre le gosse qui lutte contre le ruisseau qui menace de l'emporter, après avoir débordé de son lit.
« Les Humains sont stupides, ma parole. Qu'est-ce que t'fais ici, gamin ? La montagne est dangereuse. » Ses bras fins recueillent le petit garçon qui tremble, transi de froid et trempé jusqu'aux os. Ses oreilles attisent immédiatement la curiosité du môme qui s'arrête de gémir. « Ah ! C'est tout doux. » Kitsune lève les yeux aux cieux, faussement mécontent. Ses mains enserrent le corps minuscule, en suivant le cours d'eau qui serpente, au creux d'une crevasse.
« Ma sœur a dit qu'un Dieu vivait ici, et qu'il aidait les Humains. Alors, j'suis venu demander de l'aide. » Aria lâche un soupir. « Il n'y a aucun Dieu ici, seulement des Démons. » Le môme secoue vigoureusement la tête. « C'est faux ! Haruha a dit qu'il était là. Même que, quand elle s'est perdu dans la forêt, il est arrivé et il l'a raccompagné. C'était un petit renard, et il semait des pétales. » Oh. Le regard du Kitsune s'attarde sur les formes sinueuses des nuages qui roulent au-dessus de leurs têtes, crachant de fines larmes. « C'était pas un Dieu. »
Après ça, il se tait. Ses prunelles demeurent obstinément tournées sur l'eau qui coule, jusqu'à ce que les berges soient suffisamment stables pour qu'il puisse remonter. Il trouve un chemin, et marche jusqu'à l'orée de la forêt. Il sent le souffle chaud du môme sur son épaule. Il s'est endormi, après avoir posé une dizaines de questions qu'Aria avait laissé sans réponses.

« Ne reviens plus en forêt, surtout seul. » Qu'il lance, Kitsune. Le garçonnet promet, puis s'éloigne sur le chemin défoncé qui descend de la montagne. Le village est visible, à moins d'un kilomètre de là, poussant sur le flanc du mont comme de la mauvaise herbe. D'autres points apparaissent, beaucoup plus loin. D'autres villages. D'autres humains.
Le petit Tanuki se manifeste, émergeant des fourrés. « T'es un bon gars. » Il assure. Le Démon a vaguement conscience qu'il acquiesce, avant de s'engouffrer sous le couvert sécuritaire des arbres. Il se promène un peu, Aria. Cette forme, visible aux yeux de tous, il ne la déteste pas. Elle se détache étrangement, tant il est blanc, au milieu de la végétation. « J'suis un Démon. Les Démons sont rarement de bonnes créatures. » Qu'il se désole. Il récupère quelques fleurs qui menacent d'être écrasées par le poids de l'eau, et grimpe à un arbre, les pieds dans le vide.
Le Tanuki reste proche, à mesure que le renard se laisse porter par les bribes des souvenirs, toujours vêtu de sa peau d'humain. Il chantonne. Il fredonne cette berceuse en Russe, qu'il murmurait à l'oreille de Raja, quand elle était gosse, pour l'endormir.

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Dernière édition par Romanov Aria le Mer 10 Juin - 15:45, édité 4 fois
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Tomoe Saisei
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MessageSujet: Re: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Ven 29 Mai - 22:17



   
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Le monde est tellement différent, presque irréel. Depuis combien de temps ces yeux violets regardent cette déformation sans pourvoir rien y faire. Plusieurs années, même plusieurs siècles, mais cela ne changera jamais, immobile devant ce paysage devenu familier avec le temps, Tomoe laisse échapper un soupire de ses lèvres entrouverte. Ce monde grouillant de haine, et de tellement de pensées impurs, ce qu'elle aurait voulu voir était seulement que le monde se réveille, pour se rendre compte de sa bêtise. Mais tout cela foncé simplement dans l’impasse, un monde cruel rempli de guerre encore plus importante qu'auparavant, de discrimination. Les gens cherchent simplement à vivre le plus longtemps qu'ils le peuvent et par tous les moyens, tellement peinant. Elle lève les yeux vers le soleil éblouissant en cet après-midi, il y avait-il une raison à tout cela, la faire vivre l'éternité dans ce corps immatériel, invisible à tous. Est-ce que son rôle est de simplement faire la spectatrice de ce monde malade ? Elle ne le sait pas, comme elle ne sait pas qui elle est, simplement un nom, une histoire marquée dans les livres.
Honneur, un mot qui n'avait plus aucune signification dans ce nouveau temps, mourir pour quelqu'un, se battre pour quelqu'un, ces sentiments tellement pures ont simplement disparu comme s'il n'avait jamais existé. C'est tellement triste. Un dernier regard, un souffle, une légère brise passant dans ses cheveux fins, elle tourne les talons. Elle n'est qu'un esprit vagabond cherchant une raison à son existence encore bien longue, un pas après l'autre elle reprend la route comme à son habitude, suivant simplement son instinct. A la simple recherche d'un Dieu qu'elle pourrait servir avec honneur comme dans sa vie qu'elle avait oublié. Un simple but, il ne lui manquait que ça, une raison de voir encore ce monde se détériorer. Et cela était bien plus difficile qu'elle aurait pu l'imaginer auparavant, elle en avait croisé des Dieux, ne cherchant simplement qu'à subsister. Il répondait à n'importe qu'elle demande pour que les humains puissent encore croire en eux, c'était à se demander s'il y avait vraiment une différence entre les humains et eux. Tomoe avait déjà servi quelqu'un dans le passé, ce fût court, mais elle reconnaissait sa sagesse et le respecté beaucoup, mais comme humain ne croyait plus en tout cela, il fallut quelques mois pour qu'il disparaisse à son tour. La laissant là, une nouvelle fois à la recherche de son but.

Elle marche calmement sans se presser, elle avait bien tout une éternité devant elle après tout, pourquoi presser le pas ? La ville disparaît derrière son ombre au fur et à mesure des minutes, bientôt la végétation fait son apparition, elle se retrouve entourait par quelques arbres, le chemin disparaissant à l'horizon. La nature était omniprésente dans sa vision, elle se sent déjà beaucoup mieux, enjambant quelques branches pour se frayer un passage.

Avancer, avancer, toujours avancer sans jamais s'arrêter.

Elle lève légèrement le bas de son hakama pour ne pas l’abîmer, elle sautille de tronc en tronc aisément, malgré la grande naginata qu'elle porte sur son dos, et le katana accroché à sa hanche, la petite silhouette continue son avancé dans la nature. Elle regarde autour d'elle à l'écoute, alors qu'elle arrivait à la montagne, cette zone naturel mais tellement possédée par les démons et autres impuretés. Elle passait son temps libre à chasser l'ennemi de l'humanité, les démons de leurs cœurs, elle ne connaissait que cela la bataille, la guerre. Encore quelques pas sur les traces de ces démons, il y doit forcément en avoir sur cette montagne poussant des vivants au suicide pour leur plaisir.

Un bruit, un bruissement entre les feuilles dans ce moment de silence, il lui en faut peu pour détecter quelques choses, des cris, un humain ? Elle accélère, courant entre les feuilles tombant sous la brise du vent. Elle peut le sauver, elle le pense en avançant, mais le spectacle qu'elle observe alors sur la branche d'un arbre l'étonne beaucoup. Aussi clair qu'une lumière, aussi blanc que la neige, elle secoue la tête enlevant de son esprit le Dieu qu'elle avait connu aussi blanc que cela. Ce n'est pas l'hiver, il est passé depuis longtemps, les yeux violets figés sur cette silhouette immatérielle. Ce démon, ce sauveur ? Vraiment impossible et pourtant.
Silence.
Elle le suit du regard sans jamais le quitter des yeux,  prête à bondir à n'importe quel moment, passant son regard sur le gamin qu'il tient dans ses bras. Le temps passe et rien ne se passe, le gamin s'en va avec un sourire comme s'il avait vu un super héros ou un truc du genre. Elle reste là, à le regarder s'en aller sans un mot, un mouvement, un démon reste un démon quoi qu'il fasse, n'est-ce pas ? Elle détourne de nouveau le regard vers lui, cette entité bestial mais qui lui paraît tellement inoffensif. Elle reste sur cachée à quelques pas de là, regardant d'abord le tanuki, bête de la tromperie. Un soupire, une nouvelle fois, un regard droit et claire, elle relève la tête vers le démon. Une voix qui parvient à son oreille, un chant, des mots étrangers, elle reste un moment immobile avant de secouer vivement la tête.
En un pas, un bruit, un craquement, son corps se déplace alors qu'elle apparaît droite à quelques pas de cette arbre, elle ne prête pas attention à l'autre. Fixant simplement cette image claire de la tromperie, cela ne pouvait qu'être que cela, une pure tromperie ! Ses yeux violets le dévisageant, restant fière, clair et décidé. Elle daigne enfin ouvrir la bouche, laissant sa voix porter entre les arbres.

« Qu'est-ce que tu es au juste ? »


Juste quelques mots, une question, elle veut une réponse pour le jugement dernier.

   
•••

   
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MessageSujet: Re: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Ven 29 Mai - 23:28





Tomoe & Aria
« Faire tomber les barrières, même s'il est issu des Enfers, et offrir un sourire à un ennemi. »

Le temps s'est arrêté. Ses paupières sont tombées, et il s'est interrogé. Longuement. Le Tanuki s'agite, à ses côtés. Il se questionne, aussi. Il entend le bruissement entre ces branches fines. Il perçoit les petits bonds gracieux d'une créature qui se cache. Il sait qu'elle est, quelque part, dissimulée. Un sourire s'attarde sur les lèvres d'Aria. Il entonne les sempiternelles paroles qui ont dicté ses pas jusqu'alors.
Le visage se dessine, dans son crâne malade, et Raja lâche un rire cristallin. Puis, peu à peu, les insultes fusent. Elle grogne, vulgaire et malhabile dans ses paroles. Il s'abandonne à cette vision utopique de cette femme qu'il a si profondément aimé. De cette femme qu'il a désespérément tenté de protéger, même de sa propre personne. Il a cherché d'autres Raja.
Il s'est questionné, Aria. Les Raja sont-elles toutes pareilles ? Il s'ébroue mentalement, chassant ces pensées dérangeantes d'un froncement de sourcils. Ses doigts osseux pianotes sur sa cuisse. L'eau ruisselle sur son visage qui brille légèrement, sous les rayons pâlots de ce soleil qui demeure caché derrière les nuages. Ils roulent au-dessus de sa tête, en émettant ce chant disgracieux qui vibre à ses tympans. Il écoute, attentivement.
La caresse du vent sur les feuilles arrachées. La pluie qui martèle le sol déjà gorgé d'humidité. Même le discret chuchotis du ruisseau, à quelques pas. Il le sait, Ahri. La Nature meurt et renaît. Il gonfle ses poumons de cet oxygène qui brûle ses bronches. Il toussote, un peu. C'est corrosif dans sa trachée. C'est glacé, dans ses narines frémissantes. Les odeurs l'assaillent. Celle, terreuse et dérangeante, du lichen qui colonise les troncs. Quelques notes âcres, qui réveillent son palais, signe qu'un prédateur a tué une proie, si près de là. Kaguya s'agite, si proche qu'Aria perçoit son haleine sucrée. Il a dévoré des baies, c'est évident.
« Qu'est-ce que tu es au juste ? »
Un sourire indulgent se peint sur le visage d'albâtre de Kitsune. Elle est là, droite et fière comme une reine qui scrute un sujet goguenard. Un léger grondement s'échappe des lèvres lisses du renard qui se laisse tomber de son perchoir. « Ne devrais-tu pas te présenter, avant d'exiger de quelqu'un qu'il le fasse ? » Les sarcasmes. Sa voix dégueule son flot de moqueries voilées. Son ton, à lui seul, suffit à faire comprendre à ses interlocuteurs ce qu'il pense d'eux.
La forêt s'agite sous les assauts des bourrasques printanières. Elle semble atténuer les traits du môme, qui brillent avec force. Il ressemble à une étoile, qu'elle disait Raja. Les illusions de renard sont défaillantes. Imparfaites. Il est maître de cet élément, pourtant. L'Esprit. Pourtant, on comprend de ses interventions qu'elles ne sont pas réelles. Qu'elles n'appartiennent pas à ce monde prohibé, où le péché est roi.
Ses créations, animales ou végétales, luisent étrangement. Elles scintillent de l'intérieur, comme un astre qui se serait abîmé en leur sein, et les ferait irradier. Sa propre apparence ne fait pas exception.
Ses traits, qu'ils semblent distincts ou non, étincellent. Des veines lumineuses semblent se promener sous sa peau, plutôt que l'hémoglobine vermeille qui galope dans les muscles des autres créatures.
Son sourire s'anime, et ses prunelles pâles, aux couleurs d'un ciel dégagé, ne reflètent rien. Pas de colère. Pas de médisance. Seulement ces yeux curieux qu'il darde continuellement sur ce monde qu'il ne comprend pas. C'est presque comme s'il n'y appartenait pas. Aria ne se sent pas Démon. Il ne se sait pas Humain. Il ne se doute pas d'être Divin. Pour lui, le renard est renard.
Les mers et océans sont des illusions créées par les plus anciens renards. Les mots de sa génitrice tournoient dans son crâne blanc. Il écoute les vagues qui s'écrasent contre les berges. Des souvenirs d'Italie le submerge. Il se noie.
Il se raccroche à ce qu'il voit. Cette petite femme qui lui fait face, l'air de penser qu'il est une menace. Son sourire croît. Le seul danger qu'Aria représente, c'est celui d'avoir un pète au casque, comme s'amuse à le souligner Kaguya. C'est peut-être vrai. C'est sûrement faux.
« Je suis Aria. » Ahri a conscience qu'il ne répond pas à la question du Shinki aux cheveux noirs. Il serait désolé, s'il n'était pas follement ennuyé. Ces dernières semaines, les Humains étaient rares. Ils avaient oublié.
Déjà.
De la même manière que Raja et ses descendants l'avaient évincé de leurs vies trépidantes. Il a rêvé, autrefois, d'être Humain. Il s'est imaginé, un instant, s'abandonnant dans les bras d'une créature imparfaite. Dans les bras d'une femme aux boucles brunes qui, rebellent, danseraient sur les épaules de la sirène qui jouerait du pipeau pour endormir ses soupçons. Il s'interroge, Aria.
Peut-être a-t-elle un Dieu. Peut-être est-elle seule. « Lui, c'est Kaguya. » Bien sûr, ce ne sont pas leurs noms véritables. Kaguya est un patronyme dont Aria a affublé la bestiole parce qu'il ne savait comment s'adresser à lui. Finalement, s'est resté.
Aria. Aria a eu un nom, autrefois. En rapport avec une capitale, il le sait. Mais, après cinq siècles d'existence, il s'est emmuré quelque part, dans les méandres de sa mémoire, et n'en est plus jamais sorti.
Le Tanuki émerge des branchages, en dévoilant sa tête striée. Il ressemble à un raton-laveur aux multiples teintes de brun. « Un Shinki. Il prend peur. J'vais y aller, mec. Si t'es encore en vie d'ici-là, j'te dis à demain. » Il se sauve. Kitsune ébouriffe ses cheveux blancs d'une main gênée. « C'est étrange de voir un serviteur sans dieu dans le coin. Tu es venu faire le ménage ? » L'ombre du renard se propage, sur le sol. Ses cinq queues se dessinent joliment sur le sol, au milieu d'un tapis de fleurs labourées par les averses. Il en ramasse une, encore intacte, et l'offre à son interlocutrice, arborant son plus beau sourire. Il bluff. Peut-être qu'elle est accompagné, il n'en sait fichtrement rien. Juste un coup de poker qu'il tente, pour détendre l'atmosphère.
Il ne la charme pas. Il n'anesthésie même pas sa méfiance.
Aria a survécu cinq siècles sans être arrêté. Il est certain que ce n'est pas, par ce jour de mauvais temps, que son trépas va être ordonné. « Je n'mange pas les Humains. Et encore moins les Shinki. » Qu'il annonce, pour rompre le silence.
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Dernière édition par Romanov Aria le Sam 30 Mai - 15:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Sam 30 Mai - 1:13



   
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Elle aurait pu simplement passer son chemin, elle aurait pu ne rien voir, elle aurait pu aussi bien le trancher sans lui poser de questions. Et pourtant elle est là devant cet arbre qui abrite une espèce qu'elle ne saurait identifier, démon ou pas. Elle ne se méfie pas, elle reste simplement sur ses gardes comme à son habitude, une guerrière ne perds jamais la main. Il descend délicatement sur le sol, pourquoi brille t-il autant ? Mystère. Elle ne détache pas son regard de cette silhouette, qui venait maintenant d'atteindre le sol juste devant elle. Une aura, quelque chose de fort venant envelopper ce corps, elle ne recule pas, le regardant toujours droit dans les yeux, si translucide qu'on pourrait lire en lui. Juste une impression cependant, tellement mystérieux à la fois.
Démon. Monstre. Ayakashi. Yokai. Tant de mots pour les définir, ceux qui répandent le mal autour d'eux, prenant plaisir à se jouer de l'Homme puisant dans ses malheurs. Oui, c'est bien triste mais la part pure de la Terre doit bien contenir une partie sombre, bien plus cruelle, que la précédente. Un équilibre absolu, entre le bien et le mal. Izanami, Déesse de la Mort mais aussi de la Création en est le parfait exemple, elle répand la mort pour mieux recréer le monde. Imparfait, Discordant, voilà le monde auquel elle appartient, où le mal est nécessaire pour la subsistance du monde. Qui est donc le démon, le Dieu ou la personne devant elle ? Ou encore bien elle-même. Personne ne pourrait lui répondre, parce que chacun est à la fois blanc et noir. Juger est donc bien inutile, alors qu'elle avance sur le chemin qu'elle a choisit qu'il soit blanc ou noir, ses mains sont déjà bien taché de rouge. Et elle est encore là à pourchasser le « mal » la face noir qui grouille suivant les Dieux, par pour eux mais pour elle-même. Seule maître de son destin pour l'instant.
Une voix légère qui s'élève encore dans le ciel, il ouvre la bouche, répond dans un sarcasme, il se moque, se joue d'elle ? Peut-être bien, mais elle le regarde encore et encore, sans même froncer un sourcils, elle l'analyse, cherche à comprendre son comportement, ses pensées. Comprendre comment cette personne mystérieuse fonctionne, elle reste calme, clignant à période régulière des paupières, elle le regarde de la tête au pied. Tellement de temps.. D'années qu'elle rencontre des démons, qu'elle les chasse, les fait disparaître quand il y a une raison valable, et pourtant se retrouver si incertaine quant à son sort à lui, c'est bien inhabituel, inédit. Il n'a pas tué le petit garçon et pourtant il était une proie facile, de l'innocence servit sur un plateau, elle cherche du regard une réponse à son agissement. Mais ses yeux forment comme une porte devant le passage vers son esprit, moqueur, désinvolte, dans son élément. Il est en confiance, alors qu'elle se tient devant lui armée jusqu'au dent. Doué de politesse, de manière ? Elle n'ouvre pas la bouche pour autant, plissant ses yeux, cherchait-il simplement à paraître gentil avec elle. Se présenter s'est la moindre des choses mais elle n'existe pas, une shinki sans Dieu n'est rien.
Un nom. Un simple assemblage de lettres qui détermine ton appellation, il ne définit pas la personne en somme, il n'est rien, ce n'est vraiment rien, n'est-ce pas ? Aria. Le démon Aria des montagnes, aussi blanc que la neige, aussi mystérieux qu'une porte sans serrure et tellement vrai. Oui, elle le regarde depuis le début, elle ne trouve pas qu'il joue un double jeu, un rôle, il lui parle comme il le ferait normalement, de manière complètement détaché, comme s'il n'est pas vraiment là devant elle. Un regard perdu, est-ce qu'il l'a au moins regardé dans les yeux au moins une fois. Elle ne se brise pas, se pliant simplement sous cette brise, elle hoche simplement la tête, laissant son regard parcourir les horizons.

« Tomoe. »

Il n'a rien de plus à dire quand on se présente, il me semble, dans le temps avant il y avait tellement de formalité, mais maintenant elle était morte, et devant un démon à quoi bon. Elle n'a pas eu la réponse espérée, mais elle n'en attendait pas plus, est-ce qu'il sait au moins qu'est ce qu'il est ? Non ou Oui, c'est ça la vraie question. Elle ne prête pas trop attention au Tanuki, elle le cerne rapidement, un démon mineur s'amusant de la malchance des voyageurs perdus les trompant, il dégage quelque chose d'impur, alors que ce n'est pas de ce dénommé Aria. Ses épaules se détendent alors qu'elle laisse un souffle s'échapper d'entre ses lèvres, elle ne va pas le tuer, elle ne le pense plus. Elle ne vie que pendant la bataille, un esprit de la guerre, et pourtant elle ne dégaine pas pour autant, elle se dresse simplement devant lui comme il le fait à son tour, une confrontation ? Une curiosité ? Passer le temps, devant une curiosité. Elle penche légèrement la tête avant de croiser les doigts, laissant sa voix calme porter entre les arbres.

« Une Shinki n'a pas besoin de Dieu pour subsister, en tout cas de tout ceux que j'ai rencontré, je suis bien contente de ma liberté. Comme il est bien étrange de croiser un démon sauver un jeune garçon sans lui faire le moindre mal. »

Elle hausse légèrement un sourcil, son regard maintenant attiré vers le sol, quelque chose bouge, lentement mais sûrement, l'ombre du démon, montrant une forme bien différent de ce qu'elle a sous les yeux. Kitsune. Les démons renards sont souvent les plus rusés, se joue des autre sans mal pour aboutir à leur but, il rejète le monde actuel qui ne respecte pas la nature. Est-ce son cas ? Cette rencontre lui pose beaucoup de questions, éveille sa curiosité en tant que Shinki aillant vécue bien trop longtemps. Elle le regarde faire sans méfiance, alors qu'il lui tend une simple fleur, la nature, une des fleurs de la vie de la Terre, elle regarde le renard, mais elle avoue facilement à soi-même que la fleur est plutôt jolie.

Flash.
Restes calme. Ne montres rien, pas même que ton esprit s'embrouille sous des souvenirs de ta vie passée, tu ne te souviens de rien, rien ! Pas maintenant. Une vieille maison, oublies simplement. C'est ancien traditionnel, quel est donc cet insigne sur l'avant de cette demeure, des fleurs tournoyant comme un tourbillon. Et cette femme devant, hein ? C'est toi.


Elle secoue vivement la tête, les yeux encore sur la fleur, elle l'attrape sans mal, son regard est plus calme, son esprit se calme, elle sourit légèrement, avant de revenir au renard devant elle, qu'elle avait oublié quelques instants.

« Si tu aurais voulu me manger ou autre chose, tu aurais agit bien avant n'est-ce pas ? »

Elle s'avance légèrement, ses yeux violet se posant seulement sur la végétation devant elle, elle était du genre petite, ces arbres géants n'arrangeait pas la chose. Elle le regarde simplement avec insistance.

« De même pour moi. Ce que tu es, un démon mais pourtant tellement différent d'eux m'intrigue. Détestes-tu les Hommes ? »

   
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MessageSujet: Re: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Dim 31 Mai - 20:29





TOMOE & ARIA
« Le môme qui rêvait de papillon doré, sur un ciel violacé, avec une femme pour étoile. »

Des regards qui se croisent. Les pupilles se dilatent, témoignant de cet intérêt qu'elle suscite. Ses prunelles sont indescriptibles, violines comme les améthystes qui pèsent autour du cou du renard. Une simple chaînette où bruissent deux minuscules pendentifs. Ils sont vieux. Peut-être pas autant que le Démon. Quoique.
Elle se résigne. Peut-être que c'est un Jeu. Peut-être qu'Aria a gagné. Peut-être qu'il a perdu. Tomoe. Ses paupières ornées de cils blêmes tombent. Il savoure les intonations délicates. Il s'imprègne des nuances qu'offrent un nom. Son sourire croît, léonin. Ses nombreuses queues se balancent, seulement visibles au creux des ténèbres de son ombre qui s'est considérablement agrandie. Elles dansent, bercées par les brises imaginaires qui transmettent les chuchotements des arbres qui les tiennent à l'écart.
Peut-être qu'ils jasent d'eux. Peut-être qu'ils s'extasient sur le printemps qui fait verdoyer leurs branches. Un lièvre, minuscule et roux, émerge des fourrés. Son museau fouille avidement les environs, et passe son chemin en traçant une ligne invisible entre les deux Humanoïdes. Tomoe est un joli nom, qu'il pense, le renard. Il sied délicatement à cette personne qu'il ignore. Il croise, une énième fois, ces prunelles qui le dérangent et ravivent sa curiosité.
La méfiance prime, dans ce regard inquiétant. Il scrute, imprimant dans ses rétines ce nouveau visage. Ses cheveux, tantôt jais, tantôt violacés, prennent des teintes improbables sous les jeux des lumières solaires. Ahri détaille la douceur de ses traits perdu entre l'adolescence et l'âge adulte.
« Une Shinki n'a pas besoin de Dieu pour subsister, en tout cas de tout ceux que j'ai rencontré, je suis bien contente de ma liberté. Comme il est bien étrange de croiser un démon sauver un jeune garçon sans lui faire le moindre mal. » Le bluff. Ses premières pensées se sont avérées exactes. Intérieurement, le renard jubile. Tenir la vérité, entre ses doigts aux ongles acérés, est appréciable. Ses sens s'agitent. Il sait que son ombre a attisé la curiosité du Shinki. Kitsune exulte. Leurs mains se rencontrent à peine, l'une glacée, l'autre chaude, lorsque le minuscule bouton de fleur est échangé. « Si tu avais voulu me manger, ou autre chose, tu aurais agi bien avant, n'est-ce pas ? » Tomoe s'approche, ses pas bruissent à peine sur les chemins hasardeux qui serpent à travers les flancs de la Montagne. Il s'accroche à cette silhouette. Il refuse de laisser son regard se dérober, même quelques secondes. Les créatures vieillissent et meurent. Elles s'éclipsent si rapidement, en le laissant dans leur sillage. Elle est minuscule, même face à lui, qui n'est déjà pas très grand. Un parfum l'enveloppe. Peut-être celui des fleurs écrasées. Peut-être celui de la Shinki esseulée. Le môme aux cheveux blancs inspirent profondément, jusqu'à faire brûler ses poumons de cette fragrance incisive. Il toussote, en même temps que des mots s'échappent des lèvres lisses de son interlocutrice. « De même pour moi. Ce que tu es, un démon, mais pourtant tellement différent d'eux m'intrigue. Détestes-tu les Hommes ? »

Un silence flotte. Il n'est pas pesant, seulement stupéfait. Les grands yeux de Kitsune s'écarquillent, et les pupilles minuscule se fendillent jusqu'à former deux traits verticaux. Il hésite, quelques secondes, du moins. Là, son rire éclate dans sa gorge serrée, et se répand dans l'espace de la petite clairière. Il se tortille, son estomac au bord des lèvres. Aria s'agite, en même temps que les branches qui caressent son corps frêle. Sa lumière explose, l'entourant jusqu'à le faire disparaître dans un halo éblouissant.
Sa concentration s'est éloignée, sous les éclats qui martèlent sa poitrine, avant de s'insinuer sur lui avant qu'il ne redevienne qu'un renard aux queues multiples. Ses attributs canidés demeurent fièrement campés sur son petit corps maigrelet, sans qu'il n'ait envie de les faire disparaître de nouveau. « Je n'déteste personne. Les Humains, les Démons, les Shinki et même les Dieux. Aria se frotte le crâne, un peu déstabilisé. Je considère qu'ils ont tous leur place. Comme ce môme, là. Je n'pouvais pas simplement le laisser mourir de froid, ou noyé, sous prétexte que ses parents maudissent les êtres comme moi. » Il insiste sur le dernier mot, plus pour lui que pour Tomoe. Pour se convaincre qu'il est Démon, et pas seulement Renard. L'une de ses queues effleurent maladroitement le bras du Shinki, par réflexe. C'est sa manière, de ce toucher si délicat et froid, presque humide, de s'assurer que c'est une créature vivante qui lui fait face, et pas l'une des illusions qu'il créé lors de ses frénésies cauchemardesques.
Elle est là. Véritable.
Peut-être pas, réellement, en vie. Mais présente, tout comme lui. Un sourire renaît sur son beau visage. « La question, c'est, toi, Tomoe. Nous détestes-tu ? » Il est patient. Son regard est doux, presque compréhensif. Il connaît la réponse. Il sait que, dans ses pensées de Chasseur, le Shinki est conditionné pour haïr les créatures démoniaques. Seulement parce qu'ils sont différents.
Son sourire est, légèrement, fade. Il ne redoute pas le jugement dernier. Il ne s'inquiète pas de ce petit bout de femme qui s'évertue à le dévisager avec ferveur. Peut-être qu'il sera tué. Peut-être qu'il sera épargné. Il ne s'attend pas à recevoir de la pitié. Il espère qu'elle ne cherchera pas à lui offrir la rédemption.
Il a péché. Trop souvent pour que ce soit oublié. Il a aimé, à l'excès, avec sa conscience pour limites. Il a détesté, lorsque les Humains lui ont, pour l'éternité, fermé l'accès à ce monde qu'il convoite. Il a pleuré, lorsque des inconnus s'éteignaient.
Il a hurlé silencieusement, quand Raja s'en est allé.  
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Tomoe Saisei
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MessageSujet: Re: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Mar 2 Juin - 0:40



   
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Le temps semblait s'être arrêté, comme si la légère brise qui traversait les cheveux de Tomoe n'était simplement qu'un doux rêve. Elle voulait savoir, elle l'esprit, ce que pouvait bien ressentir le démon devant elle, celui qui venait de sauver un démon. Tellement de questions sans réponse dans son esprit, sur son existence, sur le monde, les humains, et pourtant elle avait bien eu le temps d'en chercher, mais personne ne lui répondait. Les Dieux ne cherchent même pas à savoir si ce qu'ils font est bien ou mal, ils subsistent en gouvernant, et en chassant les démons. C'est la logique de cette vie, servir d'objet à un Dieu, le servir comme un seigneur, mourir pour lui comme pour un seigneur. Cela ne paraît pas si différent, et pourtant Tomoe ne veut pas être choisit, elle veut choisir elle-même un Dieu, s'il existe qui pourrait répondre à ses questions et lui donner un but, elle la Shinki vagabonde. Ce n'est pas un Dieu qui se trouve pourtant devant elle en cette instant, il ne pourra pas lui répondre, il est démon, elle est shinki, pourquoi chercher la discussion ? Contre nature sûrement, il pourrait la corrompre et la posséder, elle pourrait dégainer et l'affronter. Mais il ne passe qu'une brise douce entre eux, sans animosité, tout naturellement. Qui pourrait croire à un tel spectacle ? Sûrement pas un Dieu, il en serait indigné. Un démon en rigolerait bêtement à l'attente de pouvoir en profiter. Mais tout cela paraissait bien lointain. Ce qui étonne Tomoe en cet instant est plus le regard stupéfait et inattendu du renard plutôt que l'ombre qui ne cesse de planer sur le sol.
Elle trouve cela surprenant, il semble si calme et sûre de lui, une simple question et son visage entier change, comme son aura. Cette question lui semble peut-être stupide, expliquant bien l'éclat de rire qui suit ces quelques secondes de suspens. Et voilà, que celle qui est maintenant en train d'écarquiller les yeux n'est autre que la Shinki, loin de paraître mauvais, se rire semblait le détendre, il n'y a vraiment rien de maléfique là dedans. Elle pose le regard sur la fleur qu'elle tient toujours bien en main, avant de pencher légèrement la tête dans un regard interrogateur, se demandant si sa question était si amusante que ça. Elle ne le quitte pas des yeux, encore et encore, ce rire pourrait durer une éternité, mais la réponse à sa question vient naturellement jusqu'à ses oreilles. Elle l'écoute avec attention, elle se penche légèrement, elle ne détache pas son regard, comme si elle pouvait déterminé si ce qu'il disait été la vérité. Pas à un seul instant elle ne pensa qu'il puisse s'agir d'un mensonge, elle pense naturellement que n'importe qui d'autre n'aurait jamais répondu cela, il ne fait pas de différence, il place tout le monde sur un pied d'égalité. Surprenant, inattendu. Tomoe le pense, elle a beau le regarder, cette personne ne cesse de l'intriguer, aussi blanc que pure, aussi calme que sage, c'est vraiment quelque chose qu'elle ne peut laisser dans un coin de sa tête.
Son visage se détend, une réponse tel que celle-ci venait de débloquer une question qu'elle avait longuement laissé en suspens, comme une clé qui ouvre un cadenas.

Elle laisse son visage prendre une expression plus douce devant le renard, oui elle comprend, elle sait maintenant que trop bien qu'elle ne dégainerait pas sa lame devant cet être. Un démon avouant qu'il ne déteste personne, qu'il vit sa vie tranquillement dans cette montagne, sans jamais profiter des vices de la vie humaine, c'est irréel. Elle ne devrait pas y croire et pourtant le fait qu'elle soit encore là à regarder le monde lui prouve que tout est possible. Elle sursaute légèrement quand elle sent un toucher, c'est doux et légèrement chaud, elle n'était pas sur ses gardes, une certaine confiance c'était en quelque sorte installé qu'elle n'avait même pas remarqué l'une de ses queue venant frôler son bras. Elle ne prend pas cela comme une agression ou autre non elle regarde la fourrure qui semble étonnamment douce, et n'hésite pas à y passer une main rapide, c'est vraiment doux.
Détester ? Tomoe le regarde son sourire s'efface légèrement, elle en avait tué des démons dans son existence, oui elle en avait détesté. C'est normal non ? Comme elle avait détesté un Dieu ou encore un autre esprit comme elle. Oui, c'est si étonnant que ça de pouvoir détester n'importe qui. Les démons font du mal aux humains bien plus souvent qu'un Dieu, mais parfois l'humain en question n'attend simplement que ça tellement il est tombé dans le désespoir. Elle ne réfléchit pas vraiment, elle le regarde avec un regard clair, sachant déjà ce qu'il va sortir de sa bouche. Elle lâche un dernier soupire avant d'ouvrir la bouche, le regardant fermement dans les yeux, ne le lâchant pas.

« J'ai détesté les démons, comme les dieux ou bien les esprits. Mais cela n'a pas vraiment de sens, après tout je suis une esprit mais y a t-il vraiment une logique ? Tout le monde est démoniaque dans un coin de son être, comment détester une race qui est désigné comme mauvaise quand je sais pertinemment que tous les autres ne sont pas si pures. Avec le nombre de gens que j'ai tué dans mon ancienne vie, je suis certainement plus démoniaque que toi. »

Elle reprend sa respiration calmement après sa tirade, elle le regarde sans vraiment attendre de réaction, personne ne pouvait vraiment penser comme elle. Il y a des codes et démon reste démon, et esprit reste esprit. C'était bien là qu'elle se posait la question, pourquoi était-elle de ce côté de la scène, tuer quelqu'un est pourtant un pêché. Quand pourra t-elle avoir une réponse sur son existence, le sens de tout cela, elle était tueuse et elle le reste encore, est-ce une punition de voir le monde qu'elle a tellement aimé se dégrader. Rédemption.
Elle finit par passer une main légère dans ses cheveux venant placer une mèche juste derrière son oreille, avant de regarder le feuillage des arbres juste au dessus d'eux. Sa voix devenu plus douce murmure légèrement contre le vent.

« Tu semble plus pure que moi en tout cas. »

   
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MessageSujet: Re: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Ven 5 Juin - 15:48



TOMOE & ARIA
Rire parce que ça rallonge l'espérance de vie.

Un visage délicat.
Il s'enivre de ces expressions qui se succèdent sur ses traits sinueux. Ni jeune ni vieille. Juste perdue entre deux âges, pour l'éternité. C'est troublant, même pour le renard. La manière dont les cils caressent les ombres de ses joues. La façon dont ses lèvres s'entrouvrent pour laisser s'échapper un mot, ou même un souffle. C'est électrisant. C'est chaud comme l'été, et réconfortant comme les braises dans la cheminée. C'est doux comme un nuage qui roule sur les chemins imaginaires, tracés par ses prédécesseurs.
Elle a été humaine, pas lui. Elle s'est mêlée à ces êtres qui l'inspirent, pas lui.
Il se questionne, Kitsune. Il se demande si toutes ces émotions qui se lisent dans les billes améthystes sont dues aux épreuves qui se sont dressées sur son chemin, lorsqu'elle n'était qu'une mortelle.
Il essaie d'imaginer la vie qui a pu hanter ces deux grands yeux. Il cherche, au fond de ces gouffres violacés qui ne le lâchent plus.
La méfiance s'éloigne. Peut-être a-t-elle renoncé à lui planter son arme entre les côtes. Peut-être endort-elle simplement la vigilance du renard.
Il s'en fou, l'animal. Son sourire s'étire jusqu'à ses oreilles.
Il fane, le sourire délicat qui ornait le visage de la môme. Peut-être pense-t-elle au poids de ses actions. Peut-être se remémore-t-elle toutes ces morts qui ont fertilisé les sols, après son passage.
Peut-être que, si dans une folie passagère, elle tentait de retourner sur les lieux de ses crimes, une fleur aux couleurs des morts aurait bourgeonné. Un soupir s'échappe d'entre ses lèvres, et ses plaintes n'ont aucun sens pour le démon. « J'ai détesté les démons, comme les dieux ou bien les esprits. Mais cela n'a pas vraiment de sens, après tout, je suis une esprit mais y a-t-il vraiment une logique ? Tout le monde est démoniaque dans un coin de son être, comment détester une race qui est désigné comme mauvaise quand je sais pertinemment que tous les autres ne sont pas si purs. Avec le nombre de gens que j'ai tué dans mon ancienne vie, je suis certainement plus démoniaque que toi. » Les pensées du renard divergent. Elles s'effleurent, propageant l'onde dans ses sens embrumés. Le crachin s'évertue à détremper sa pelisse, collant ses fringues immaculés à sa peau nacrée. Un énième éclat étire le coin de ses lippes, plus doux que tous les autres. Ses doigts osseux recalent une fine mèche violacée derrière son oreille. « Tu sembles plus pur que moi, en tout cas. » Kitsune lâche un rire de gorge. Il ne se moque pas, il est seulement troublé de cette comparaison. Aucun démon n'est plus pur que quiconque.
Peut-être dans un élan suicidaire, il récupère quelques filaments noirs qui s'échappent sur le front de son interlocutrice. Les Shinki sont un mystère, aux yeux de renard qui chante. « J'aurais aimé te rencontrer, du temps où tu n'étais encore qu'une Humaine. » Un aveu qui répand une douce chaleur au creux de ses reins. Ses queues multiples s'agitent, suivant le rythme lent des bourrasques qui violentent son visage serein. « Même les Anges ne sont pas complètement blancs, tu sais. Je suis démon, certes, mais je suis né animal. J'ai tué, souvent, pour me nourrir. J'ai vu mes frères mourir à cause de l'hiver, et les Humains que je chérissais se sont éteints, sous mes yeux, sans que je n'puisse me joindre à leurs vies. » Ses doigts s'engouffrent dans cette crinière foncée, aux teintes nocturnes, et y abandonnent quelques grains de poussière pailletée.
« Je n'pense pas que tu sois meilleure que tes congénères, ni même pire. Tu fais seulement ton boulot. C'est dans ta nature de chasser, que ce soit pour un Dieu ou pour ton propre compte. Mais, à mes yeux, tant que tu continues à te poser la question du "Pourquoi dois-je le tuer, lui ?" c'est que tu n'es pas complètement perdue. »
Il n'est pas sage, le renard. Ni même très intelligent. Il est rusé, sûrement. Il est doué pour les bobards, autant que pour la vérité, sans doute. Rares sont les mensonges qui se sont frayé un chemin jusqu'à ses lèvres. Rares sont les inepties qui ont mûries dans son crâne aux cheveux pâles.
Parce qu'au fond, sa vérité n'est pas forcément celle des autres. Les lois qu'il s'impose ne lui appartienne qu'à lui, et il n'est pas en droit de reprocher à quiconque de ne pas les respecter.
La tolérance.
Accepter que ce monde appartient à autrui, et qu'il n'est qu'un infime maillon de cette chaîne qui menace, par un déséquilibre qui n'a eu de cesse de grandir, de se briser. Il se laisse surprendre par la douceur des cheveux sombres. Il s'étonne de cette chaleur qui se propage dans ses doigts gelés. Voilà longtemps que ses mains n'avaient pas disparu dans autre chose que sa propre fourrure.
Lentement, ses doigts cueillent ceux de l'esprit, juste assez fort pour qu'elle ne puisse se dérober. D'un pas vif, il l'entraîne plus haut. Là où, il le sait, s'étend une plaine et les champs à perte de vue. Aria s'y presse, comme si leurs vies en dépendaient. Et, bientôt, elles sont là. Des fleurs de toutes les couleurs, malmenées par les pluies diluviennes et le vent qui les couche. « Tu détestes la pluie ? Regarde. La pluie ressemble aux Shinki. Elle coupe les fleurs déjà vieilles de quelques semaines. Tu trouves ça horrible ? Moi pas. Parce que je sais que, une fois les fleurs tuées, de nouvelles pousseront sur les cadavres de leurs prédécesseurs. Les démons sont identiques aux fleurs. Ils sont tués par les Esprits, et d'autres renaissent. Parfois moins mauvais, parfois pires. C'est ça, le cycle. » Un sourire illumine les traits du môme. Il se doute que sa manière de penser est réellement obscur aux yeux des autres. Il est conscient que la comparaison entre les démons, créatures viles et furibondes, et les fleurs est plutôt mal choisie.  
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MessageSujet: Re: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Mar 9 Juin - 23:59



   
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C'est sombre, une couleur qui ne rappelle pas la lumière, bien au contraire, ce rouge sombre qui ne cesse de ronger son âme, son cœur. Tomoe ne se considère pas comme pure aussi bien dans la passé que dans le présent, la seule chose qui l'a guide est le sang qu'elle verse, les cris qu'elle lance. Elle le regarde comme une évidence, une présence blanche venant du plus profond des enfers, un démon. Alors qu'elle était toujours vêtue de noir, tel un deuil qu'elle s'obligeait d'effectuer, alors que sa présence se référé simplement à une petite poussière brillante au début, un esprit. C'est tellement évident, pourquoi chercher une logique à ce monde ? Il n'y en a pas, c'est cruel, égoïste, ou encore injuste, mais chacun doit vivre simplement ou continuer d'avancer. Elle n'avais pas à se poser de questions, une perte de temps, simplement, alors qu'elle pouvait disparaître à tout moment, d'un simple coup de vent.
Elle continue de le regarder, encore, elle ne s'en lassée pas. Cette blancheur cachant simplement une personne plus complexe qu'elle n'aurait pu l'imaginer auparavant, en un regard quelques mots. Oui, elle avait oublié rapidement de lui enfoncer son katana dans le corps, le duel n'était plus inévitable. Cette mélodie de paroles dont elle n'arrivait pas à se détacher, pourquoi ? Elle n'en avait fini avec les questions, elle ne cherche pas plus loin, elle lui parle simplement, normalement, attendant à chaque fois une réponse. Se dévoiler elle-même, dire ce qu'elle pense, c'est dangereux, c'est trop rapide et pourtant elle se sent simplement en confiance. Ce doigt fin venant se saisir d'une de ses mèches de cheveux, elle ne recula pas, elle ne bougea pas d'un cils, regardant simplement son geste tout naturellement comme si cela était totalement normal. Un instant de silence, de captation, un rire, elle cligne des yeux, le regardant légèrement surprise. Mais son expression change légèrement laissant apparaître un sourire nostalgique sur la commissure de ses lèvres, oui elle avait dit une bêtise, et ce n'était pas étonnant qu'il en rigole. Dire à un démon qu'il est plus pure que soi-même c'est débile dans le fond, tout le monde se serait moqué, mais elle le voyait comme cela tout simplement. Naïve, il n'y a pas ni pure, ni impur, chacun à sa part de ténèbres et de lumière, certainement son cas aussi à ce renard.

Un autre mouvement, encore une fois il lui touche sa chevelure, cette fois sur son front, elle fut moins surprit, elle s'y attendait maintenant. Elle lève les yeux vers lui en se demandant bien ce qu'il allait faire. Elle est prête plus rien ne peut maintenant la surprendre, elle sourit encore légèrement, il était rusé mais tout de même, elle ne comptait pas se laisser faire. Mais les mots qui sortirent de sa bouche, ne pu l'empêcher de détourner le regard, rapidement, impulsivement. Humaine ? Le passé, elle aussi elle aurait aimé voir, savoir ce qu'elle pouvait bien être réellement avant, guerrière était la seule chose dont elle pouvait se souvenir, et ses exploits dans un livre d'histoire. Voir la guerrière ? Celle qui avait fait couler tant de sang, pourquoi ? Pourtant elle ne regrettait rien de sa vie, elle n'avait pas de manque, rien, elle s'était battue pour son honneur et celui de ses proches. Elle avait bien l'impression d'avoir bien vécu, mais quelle était la différence avec son existence de maintenant.
Son regard droit, violacés revenant enfin se planter dans les siens, légèrement troublée. Mais elle ne recule pas pour autant, un pas de plus en avant. Déterminée.

« Pourquoi ? »

Ce flot de paroles qui continuait de se déverser d'entre ses lèvres, si fine et pâle. Elle l'écoute attentivement, en apprenant plus sur lui en quelques secondes, elle ne pouvait s'empêcher de s'imaginer l'image d'un renard parcourant les forêts seuls. Il n'y avait pas grand-chose de différent entre ces deux personnes, ou plutôt entités pour la simple raison qu'un cœur ne bat pas dans leur poitrine. Il n'y avait pas de gouffre entre eux, alors que ses doigts blancs passent dans sa chevelure, c'était froid, une sensation familière, depuis combien de temps une personne ne lui avait pas touché ses cheveux, cela faisait bien des siècles. Ce n'était pas désagréable, sa main vient simplement se poser sur le bras blanc du démon, une légère vague de fraîcheur venant se disperser sur sa paume. Elle regard son bras un moment sans dire un mot, tellement de mots, d'informations, sur ce renard qui chérit les humains. Elle relève le regard, encore, elle penche légèrement la tête sur le côté, alors que sa main vient glisser le long de son bras pour agripper son poignet, ses doigts encore dans ses cheveux, elle le regarde avec une certaine lueur, avant d'afficher un sourire. Un sourire venant titiller chaque commissure de sa bouche, franc.

« Si je comprends bien nous ne sommes pas si différent toi et moi, comme un Dieu, un Démon ou encore un humain. Nous avons tous un pied sur cette terre, le regard ne cessant de fixer le ciel. Avant cette rencontre j'étais bel et bien perdue, je pense, après tout j'ai de la chance d'être tombée sur un renard tel que toi. »

Elle relâche simplement sa main tout naturellement, oui c'est cela, elle agissait de manière complètement décontractée dans un lieu si refermé. Tellement différent de ces jours qui finissaient par tous se ressembler, elle se sentait vivre, vraiment ironique pour une morte. Mais pourtant à part le fait de se battre rien ne pouvait lui faire ressentir cela, elle pensait en tout cas. Un mouvement, cette fraîcheur venant s'emparer de ses mains rapidement, elle ne comprends pas vraiment au début avant de descendre le regard, sur leurs mains liées, ferme. Reculer n'était pas en option, elle ne le pouvait pas dans tous les cas, elle pouvait descendre dans un piège, mais elle n'y croyait pas. Un pas, c'était une sensation agréable, que la brise lui accordait venant caresser son visage. Elle le suivit simplement, regardant toujours droit devant elle. Le spectacle ne fut que plus magnifique, toutes ses fleurs devant elle, alors que celle qu'il lui avait donné un peu avant restait encore accroché à sa ceinture de kimono. Elle regarde le paysage tout en écoutant les dires du renard, elle semblait concentrée, le regard perdue dans le vide. Elle finit par s'avancer légèrement avant de s'accroupir regardant une fleur sombre, quelques pétales étaient déjà tombés sur le sol, alors qu'un bourgeon commençait à apparaître sur une tige toute proche. Elle regarde encore et encore touchant du bout du doigt la fleur rouge sang, avant de tourner la tête vers le démon.

« Un éternel recommencement, où chacun doit jouer son rôle n'est-ce pas ? Un cycle de destruction pour un de création. C'est ainsi que nous sommes censé vivre, exister, avancer. C'est un monde bien cruel, mais je pense que sans cela nous ne serions que des âmes vides qui ne seraient apprécier la vie ou encore la détester. »

Elle lève le regard vers le haut, regardant vers le ciel, une Déesse bien étrange lui aurait sourit en la voyant ainsi. La raison de son existence, de tout cela, Izanami doit vraiment être torturée. Elle finit par se redresser levant ses bras vers le ciel, avec un regard bien déterminé, avant de s'étirer. C'est ça le souffle de la vie même si la mort est déjà passée par là.  

   
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MessageSujet: Re: Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei. Jeu 11 Juin - 19:20





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Le pur subjectif. La beauté illusoire. Les Anges, déchus. Les Démons aux Cieux. Trop de contradiction pour que ce monde puisse être considéré comme équilibré. Trop d'étrangeté, pour qu'ils soient tous saints d'esprit. La folie menace. Elle ronge les os, dévore les entrailles qui hurlent des peurs sibyllines. Des sentiments façonnés par les embûches. Le vécu qui diffère, selon les êtres.
Les heures qui s'engrènent, sans que les Humains qui courent après la Paradis ne parviennent à le rattraper. Le siècle n'est plus si loin, et bientôt Aria aura, une énième fois, cent ans de plus. Il est vieux, Kitsune. Ses queues se balancent dans le vent, comme elles l'ont toujours faits, en se séparant pour en créer une de plus trop souvent. Les minutes laissent place aux heures. Les heures aux jours, et finalement aux années. « Pourquoi ? » Elle a interrogé, après son aveu gênant. Sa seule réponse est intérieure. Celle qu'il ne prononce jamais. Pourquoi ? Pourquoi lui est renard ? Pourquoi elle est Shinki ? Pourquoi sont-ils morts, mais pas totalement en vie ? Pourquoi c'est différent pour les Humains ? Pourquoi elle, si petite, est-elle encore de ce côté ? Pourquoi n'est-elle pas là-haut, à côtoyer les Anges niais et les mômes d'Humains ? Pourquoi lui n'est pas là-bas, à pourrir au milieu des ossements poussiéreux de ses frères ?
Le monde est basé sur les possibilités. Sur les Pourquoi du Comment. Sur les "Et si…" et sur les "Sûrement". Trop de versions différentes ont été racontées. Trop de maux ont été inventés par les Hommes pour se guérir de leurs plaies internes. L'insomniaque refuse de se laisser aller aux bras de Morphée pour grappiller quelques miettes de cette vie trop courte. Pour ne pas mourir aussi ignare que les autres. Le voleur se dépêche de rassembler les biens matériels, pour effleurer du doigt le luxe des députés qui se complaisent dans des arts qu'ils ne connaissent pas. Ils collectionnent les babioles pour se convaincre que cette vie, la leur, a été plus riche que celle des pauvres qui jonchent les trottoirs défoncés de Tokyo.
Trop de choses qu'ils ignorent, sur ce monde et sur les autres. Ils ne se connaissent pas eux-mêmes, et ne respectent que ces règles qu'ils s'imposent. "Tu ne tueras point, mon fils". "Tu te marieras et tu auras des enfants, ma fille." "L'école ? Dieu, c'est important ! Tu ne peux pas arrêter."
Entrer dans le moule pour satisfaire les besoins glauques d'une tyrannie aux allures de République. Même les Dieux semblent rire de cette mauvaise comédie. Qui donc en est le metteur en scène ? Qui donc en sont les artistes pathétiques ? Les Humains ? Les Démons ? Les Shinki ?
Non, au fond, personne n'est différent. Elle a compris, la môme. Elle assimile les pensées troubles que le gosse s'évertue à transmettre aux autres, pour qu'ils comprennent la mascarade dans laquelle ils s'efforcent de jouer le rôle principal. L'égalité n'est qu'une chimère instaurée par quelqu'un. Dieu sait qui. Aria connaît les divergences. Aria a vu toutes les folies fomentées par quiconque, dans le plus grand secret, pour prendre le pas sur les autres. Les guerres. La pauvreté. Et toutes les autres âneries dont l'Humanité est mère. Personne n'est différent. Puisqu'ils vivent tous dans la même sauterie. Une cage à l'échelle mondiale, où l'oxygène est pourri par les gaz qui s'échappent des pots d'échappement. Une cage où respirer dépend des autres, pas de soi.
Un éternel recommencement. C'est ça, la tragédie bleue. C'est ça, la connerie d'une planète à l'agonie, où les Humains s'ingénient à piétiner les autres, en s'arrimant à ceux du-dessous pour façonner un formidable radeau. A celui qui sera le dernier, chapeau. A celui qui parviendra à toucher les étoiles, bravo.
Elle s'étire, Tomoe. Il repense à ce qu'elle a dit, plus tôt.
« La chance, c'est moi qui l'ait de mon côté. N'importe quel autre Shinki ne se serait pas donné la peine de m'écouter divaguer sur les grandes idées qui bâtissent ce monde de merde. Qu'il déclare, avec un sourire pompeux. Il ne semble pas, comme ça, mais la vie de Démon est très solitaire. J'suppose que la tienne n'est pas plus trépidante, puisque les Humains ne te voient, pour la plupart, pas. Votre chance, à vous, c'est que vous pouvez espérer qu'un Dieu vous remarque, et qu'il vous adopte. Nous, on est seulement condamnés à errer en répandant, pour certains, le mal dans notre sillage. C'pas une vie. Je dirais même que c'est pitoyable de vivre aussi longtemps pour ça. »


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Il chante, le renard des Montagnes - PV Tomoe Saisei.

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