Forum inspiré de Noragami.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

her face, her voice, everything has disappeared ahhh -- miyuki

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Miyuki
avatar

« Tu vas voir, j'vais te frapper avec ma guitare. »
Messages : 6
Yens : 10
Date d'inscription : 09/07/2014
Localisation : *émerge de sous le bureau*

Identity Card
Groupe: Shinki
Pouvoir :
Dieu / Shinki:
MessageSujet: her face, her voice, everything has disappeared ahhh -- miyuki Jeu 10 Juil - 0:43

your dreams and you name too have disappeared
nom et prénom ▬ Miyuki
surnom ▬ Miyu comme Yuki, tout et n'importe quoi passe
âge ▬ 17 ans
sexe ▬ féminin
nationalité ▬ japonaise
lieu de résidence ▬ Tokyo
métier ▬ ex-lycéenne
orientation sexuelle ▬ bisexuelle
groupe ▬ shinki
pouvoir spécial ▬ peut créer des barrières de puissance moyenne et pour l'instant n'a pas cherché plus loin, même si elle a déjà de l'expérience en tant que Shinki

__________

prénom/pseudo ▬ Math, Misa, et Saké (surtout iici please)
âge ▬ presque 16
sexe/genre ▬ ici
que penses-tu du forum ? ▬ il est beau ce nouveau thème sérieux
comment l'as tu découvert ? ▬ haha je sais plus
codes du règlementcode validé ~
autre ▬ et voilà, refonte de la fiche trololo
Miyuki, c’est un peu quelqu’un d’atypique, et ce non pas par ses expressions et ce qu’elle peut ressentir, c’est là tout le contraire. Ce qui définit le mieux la jeune fille, c’est ce visage en permanence inexpressif, imperméable aux sentiments aussi violent soient-ils. Si on devait choisir une couleur pour la définir, alors on choisirai un gris, pas trop sombre mais pas trop clair non plus, simplement une teinte terne reflétant cette ennuyeuse personnalité que voilà paraître sans détours aucuns.

Trop honnête. La jeune fille est incapable de mentir, simplement parce qu’elle n’en voit pas l’utilité à la toute fin des choses. Mentir pour arranger les choses ou protéger une personne X ou Y lui semble une idée stupide au possible. Alors Miyuki toujours dit la vérité et ce qu’elle pense à haute voix, sans passer par quatre chemins. Et peu lui importe que ses propos soient blessants ou trop acérés, ce qui arrive néanmoins trop souvent pour des relations stables. La vérité, il faut l’accepter et la surmonter pour devenir fort, c’est tout ce dont elle est sûre en ce bas-monde.

Elle ne s’ouvre pas facilement aux gens, préférant afficher cette poker-face qu’on finit par très bien lui connaître à force. Parce que s’afficher, c’est demander à être blessé, ou du moins la jeune fille le voit comme ça, ayant ainsi fermé son cœur à tous. Elle se fiche bien des bleus, des hématomes, des blessures, parce qu’au final la douleur ne reste pas longtemps, qu’on peut la supprimer, l’oublier, et qu’à force d’expérience, elle devient moins forte. Etre blessée à l’intérieur, voilà ce qui fait vraiment mal, voilà ce qui ne peut être soigné. C’est ainsi que pense la demoiselle après avoir enduré coups et blessures.

Miyuki elle a aussi ce côté très je-m’en-foutiste. Totalement désintéressée par ce qui l’entoure, elle se fiche bien de ce qui pourrait arriver autour d’elle, de toute façon elle est déjà morte et voit difficilement comment ça pourrait être pire. Alors la réponse « je m’en fous », restera une de celles sortant le plus de sa bouche, pour s’assortir parfaitement avec son visage dénué d’émotions. Trop apathique pour être appréciable cette jeune fille certes décédée. Néanmoins, la musique pourrait facilement capter son attention, incapable d’oublier ses doux rêves d’antan. Elle aime toujours chanter et la guitare, même après la mort.

Elle est réaliste Miyuki aussi, elle comprend très vite les choses. Et elle n’essaye jamais de les contourner, parce que c’est la réalité et non un conte de fées. Aussi elle montre un côté négatif et pessimiste assez facilement, ainsi qu’une facilité à abandonner trop vite, découragée par cela ou cela. Miyuki connaît ses limites et les dépasser ne l’intéresse en rien, préférant la tranquillité. Poussée par quelqu’un, peut-être pourrait-elle évoluer, un espoir caché bien profondément dans son subconscient, incapable d’apprécier cette terne personne.
Miyuki, elle est un peu spéciale, elle ne regrette pas vraiment la vie, parce qu’elle a compris très vite et toute seule qu’elle était morte. Pas de regrets ni de remords, si ce n’est l’école de musique et les taiyaki partagés avec Nozomi sur le chemin de la maison après les cours. Simplement un souvenir chaleureux qu’elle ne voudrait oublier pour rien au monde, seuls regrets de sa vie passée.


En apparence, Miyuki est plutôt normale, classée et répertoriée dans la norme des gens sans charisme particulier. Pas de cheveux teints, de couleurs extravagantes ou habits particulièrement remarquables. Non, la jeune fille conserve un côté naturel assez prononcé, qui ne fait que mettre en avant ses origines japonaises. Elle ne porte pas non plus le kimono, soyons raisonnables.

Ses cheveux d’un noir corbeau, autrefois lisses et sans volume, ont acquis un aspect ondulés de par sa coiffure quotidienne. Rassemblant ses cheveux arrivant dans le creux du dos en une tresse faite tous les jours avec soin, elle laisse après cette dernière sur une de ses épaules, sans réelle raison, trouvant juste cela joli d’une certaine façon. Après quoi, laissant toujours deux mèches à l’abri de la natte pour encadrer son visage ovale, la jeune fille démontre son manque de goût en attachant un élastique à chacune des deux mèches. Pas vraiment des couettes mais pas loin non plus. Pour accompagner le tout, cachant le haut de son visage, une frange droite de jeune fille sage. Pas très attachée à la mode cette fille et ça se retrouve dans ses vêtements.

Une peau naturellement translucide, lui donnant un air légèrement maladif, et ça malgré des joues naturellement rosées. Sur son visage, des traits assez fins, mis en valeur par sa pâleur naturelle et ses yeux d’un violet profond assez peu expressifs malgré tout. Et pourtant elle aimerait tellement qu’ils le soient plus. On lui reprochait souvent de ne pas être assez expressive avant.

Du côté de la morphologie, rien de bien exceptionnel non plus. Atteignant à pas grand-chose le 1m54 pour 43 kg, Miyuki n’est pas spécialement grande, qualifiée de frêle par pas mal de monde. Pour dire la vérité, pour peu on verrait ses os, confirmant le fait qu’elle soit des plus minces. Et aussi au niveau du tour de poitrine, où là, c’est le zéro absolu. Oui, Miyuki est une vraie planche à pain. Après quoi, elle possède beaucoup de force dans les bras, contraste avec son apparence des plus trompeuses. C’est qu’elle est plutôt en forme Miyuki.

Côté vestimentaire, pas beaucoup d’effort, comme sur son apparence en générale. La jeune fille garde le plus souvent un uniforme de type marin dans les teintes kaki. C’est simple, ça permet de bouger, donc ça lui va. Pas de bijoux ou d’accessoire, Miyuki est juste une lycéenne normale, enfin une lycéenne normale morte. Et c’est là la raison pour laquelle elle ne fait pas trop d’efforts ; elle est morte, personne ne voit à quoi elle ressemble, personne ne la remarque.
Quand Miyuki repense à sa vie, à ce qu’elle a vécu, elle revoit beaucoup de choses, trop de choses. Ça ne lui fait pas mal de repenser à tout cela, elle ne regrette pas vraiment la saveur d’être vivant, de vivre une vie étudiante normale et de côtoyer des gens, ou alors ne pas les côtoyer. La jeune fille est discrète sur ce point, ou plutôt se fiche-t-elle de tout cela, dénué d’importance à ses yeux dénués d’expression. Ah, elle se fiche bien de la vie maintenant Miyuki, elle se fiche bien de tout ça, comme elle l’a toujours fait. Après tout, Miyuki est morte.

Quand elle repense à sa vie, à ce qu’elle a été, un des premiers souvenirs qu’elle voit, c’est un homme qui frappe une femme. Lui hurle à cause de l’alcool qu’il a ingéré et sous l’emprise d’une fureur invisible et passagère, elle à cause de la douleur, des bleus et hématomes qui se forment sur sa peau trop pâle déjà. C’est le père et la mère de Miyuki, qui se sont aimés mais que l’argent a fini par diviser, comme il divise tout. L’enfant qu’elle était encore à ce moment est cachée derrière une porte entrouverte, la curiosité la pousse à regarder. Ce n’est pas beau, c’est même révulsant et malsain, mais la gamine reste comme fascinée. Elle est mauvaise, comme l’homme au visage rougi par la colère. Et c’est comme une partie de cache-cache, si elle est vue, c’est une défaite, et la gage est de remplacer maman pour un moment. La fillette est déjà habituée aux coups et blessures, mais elle ne dit rien, sinon papa se mettra encore plus en colère et alors elle aura besoin de plus de pansements. Quand elle va à l’école avec des pansements sur le visage, les gens la pointent du doigt avec des murmures et chuchotements, et la gamine ne sait que répondre, se contentant de jouer avec les mèches de sa frange. Une enfance de silence.

Elle a construit ce côté inexpressif comme ça Miyuki, pour ne pas être blessée. Elle se fiche bien des bleus, des hématomes, des blessures, parce qu’au final la douleur ne reste pas longtemps, qu’on peut la supprimer, l’oublier, et qu’à force d’expérience, elle devient moins forte. Etre blessée à l’intérieur, voilà ce qui fait vraiment mal, voilà ce qui ne peut être soigné. Quand les parents disent  à leurs enfants de ne pas l’approcher parce qu’elle est étrange, qu’elle ne change jamais d’expression, Miyuki est vraiment triste, elle aimerait pleurer encore et encore, mais elle n’y arrive pas, sans savoir la raison derrière cet échec. Elle se ferme petit à petit à tout et ce même en étant en primaire. L’enfant voit très bien qu’elle est mise à l’écart et que les graffitis sur sa table sont loin d’être le fruit du hasard ; elle est une cible facile et le comprend très bien. Alors elle ferme son cœur, préférant de loin le conserver au profit des blessures qui s’accumulent.

Et ça continuera un moment tout ça, des années qui se rapprochent de l’éternité aux yeux de Miyuki qui grandit mais ne change pas, même si elle entrera bientôt au collège, malgré des résultats pas forcément très bons. L’école n’est pas intéressante, alors la demoiselle ne fait pas vraiment d’effort, c’est d’une logique qu’elle considère sans faille. Simpliste raisonnement, mais c’est mieux comme ça pour la jeune fille, parce qu’en réfléchissant plus, elle comprendrait des choses qu’elle ne veut pas comprendre, et ça la rendrait triste, ça la blesserai. Miyuki ne veut pas ça, et c’est la seule chose qui l’importe, la seule chose dont elle est sûre.

Sa mère a renoncé à son amour, elle est partie en emmenant sa fille, la trainant par la main comme on traine un poids indésirable. Est-ce que Miyuki est un poids indésirable ? La réponse ne vient pas, la jeune fille ne sait pas, non, elle ne veut pas savoir. Elle doit bien être nécessaire à quelqu’un, c’est pour ça que sa mère l’emmène hein ? Ce n’est pas par pitié, ce n’est surement pas par pitié envers cette petite silhouette couverte de pansements. Elle se borne à le croire Miyuki, parce qu’elle ne sait pas vraiment quoi croire, tout est confus dans sa tête. La seule fois où elle reverra son père par la suite, c’est à son enterrement, ironie du sort que voici.

Sa mère, elle lui a dit qu’elle rentrait chez elle, chez la grand-mère de Miyuki. Elle habite dans une grande maison traditionnelle, et la gamine est presque impressionnée quand elle compare la maison à l’appartement miteux dans lequel elle habitait avant. Et sa mère et sa grand-mère discute longuement de beaucoup de choses, mais on dit à la demoiselle que ça ne la concerne pas, et qu’elle ferait mieux de travailler pour entrer au collège. Alors elle fait ce qu’on lui dit, sans poser plus de question que ça, parce qu’elle n’en voit simplement pas l’utilité.

La jeune fille aime beaucoup ce nouvel endroit, il est chaleureux, elle peut s’y reposer sans risquer d’être ennuyée par quoi que ce soit, et elle aime beaucoup, c’est un peu une nouvelle expérience, agréable. Le frère de sa mère, plus jeune, habite encore cette vieille maison, prenant des cours dans une grande école, et présenté comme fierté de la famille. Miyuki l’aime bien, il est drôle et lui arrache parfois un sourire, et il l’aide dans ses devoirs et ça c’est pas mal quand on ne veut pas vraiment travailler. Elle aime bien cette période de sa vie Miyuki, elle a une certaine chaleur.

Et elle entre au collège comme tout le monde, et 3 ans passent bien vite, sans vrai événement ou retournement dans sa petite vie. Elle est seule en classe, elle n’arrive pas à s’approcher et se rapprocher des autres. Elle les trouve idiots et ne veut pas se mélanger, comme pour se prouver que Miyuki a un peu d’estime pour sa personne et qu’elle ne veut pas être avec ceux qui ne peuvent que rire et se moquer. La jeune fille n’a plus ses pansements, elle est présentable, mais ne peut se présenter, ironie. Miyuki est indécise.

Elle se découvre une passion aussi dans ces années-là, celle de la musique. Miyuki aime cet univers changeant selon les saisons ou les mélodies s’entremêlent les unes aux autres pour lui faire découvrir de nouveaux horizons et mondes, comme pour remplaces les liens qu’elle n’a pas. Sa mère lui offre des cours de guitare et son oncle l’instrument à ses 14 ans, et dès lors la jeune fille ne cessera de s’entraîner, possédant un certain talent dans ce domaine. Elle peut jouer, mais elle peut chanter aussi, laissant sa famille en profiter et gardant cela secret pour ses camarades qu’elle n’aime pas de toute façon.

Le collège passe dans la solitude et arrive le lycée. Miyuki, elle ne l’attendait pas vraiment, parce qu’elle n’a pas d’amis avec qui partager tout ça, alors c’est avec son attitude désintéressée habituelle qu’elle commence l’année. Sauf que le destin en a décidé autrement. Une fille l’a approché, et même aujourd’hui la raison t’échappe encore. Une tignasse rousse non naturelle, un physique plus développé que celui de Miyuki, une fille qui pourrait à priori être populaire, mais elle a préféré parler avec elle. Nozomi était et est toujours son prénom, et d’une certaine façon, elle fut une des personnes à avoir changé l’inexpressive Miyuki ne serait-ce qu’un peu.

Et au début Miyuki ne parlait pas, la rousse était ignorée, provoquant ainsi un certain agacement chez cette dernière. Une tsundere qui tentait de masquer tout cela, voilà comment la majorité désignait Nozomi. Et au final, ça a été sa première amie, mais aussi peut-être la dernière avec qui Miyuki partagera un lien aussi fort. Passion commune de la musique qui rapproche, nombreuses sont les après-midi ou les deux adolescentes sont restées à parler de tout et rien dans cette grande maison appartenant à la grand-mère de la demoiselle. Une époque joyeuse.

Les saisons passent, l’hiver s’installe, le froid et les flocons sont de sortie, les rues se retrouvent sous un manteau blanc et pur. Miyuki aime cette saison autant que les autres, c’est-à-dire qu’elle ne la déteste pas particulièrement, sans l’aimer énormément pour autant. La jeune fille, le visage a moitié enfoui sous une grosse écharpe est rêveuse, le regard perdu au loin, dans d’insondables pensées. Le chemin vers le lycée, elle le connait par cœur, passant par le parc et cette espèce de lac refroidi par les températures basses de la saison.

Et Miyuki s’est approchée de la surface de l’eau, doucement, le regard attiré par quelque chose à la surface sans pouvoir déterminer la nature de la chose. Et elle s’est trop avancée, a glissé, pour être engloutie rapidement par les sombres eaux, avec un certain bruit que personne dans le parc désert ne pourra jamais entendre. Pas de vrai cri, juste une surprise ne laissant de place à rien d’autre, réaction stupide et inappropriée dans cette situation.

Miyuki coule, elle ne sait pas nager, elle ne peut pas remonter, son sac est lourd et son manteau prend l’eau. Panique, affolement ?

Il fait froid.

Peut-être que si elle se débat un peu, agite un peu les jambes, une sortie vers la surface apparaîtra comme par miracle, pour la tirer de ces eaux troubles et sombres, trop sombres pour ses iris violets.

Il fait froid, froid, froid, froid, froid, froid, froid, froid.

Sa poitrine se compresse, l’air commence à manquer, elle ne peut pas reprendre son souffle, mais la panique n’apparaît pas, toujours pas.

Je ne peux plus respirer, ça fait mal mal mal mal mal

Elle ne bouge plus et ce rapidement, regardant la surface sur laquelle une lumière sur reflète, avec presque envie. Miyuki n’y a plus le droit à cette lumière, elle ne l’a jamais méritée, et maintenant on la lui reprend, sa lumière, sa vie. Rapidement, ses pensées passent à sa famille, Nozomi, l’école, la musique, une rapide rétrospective. De rapides adieux à l’école de musique qu’elle convoitait après le lycée, à sa vie adulte, à ses relations, à tout. Miyuki comprend déjà que l’espoir s’évanouit loin pour elle, trop loin pour qu’elle puisse l’atteindre. Lentement, dans un dernier mouvement, la jeune fille tend la main vers la surface, ultime regret.

Eh, je suis en train de mourir ?

----

Réveil, et le froid de nouveau, qui pénètre à travers les vêtements et inflige sa morsure gelée aux corps. Miyuki se recroqueville, serrant fermement ses genoux dans un frisson incontrôlable, tente de reprendre sa respiration entrecoupée par des quintes de toux. Et doucement, doucement la jeune fille reprend son souffle. L’esprit embrumée, un instant elle se demande pourquoi se trouve-t-elle encore dans ce qui semble être le parc qu’elle traverse en allant à l’école, et ce qu’elle fait par terre dans un coin. Rapidement, la demoiselle conclut qu’elle a du faire un malaise et peut-être s’est-elle reposé sur le côté, ou alors a-t-elle sombré dans l’inconscience pour un instant, d’où ce réveil. Elle a l’impression d’avoir dormi longtemps, très longtemps, mais ce n’est qu’une impression.

Elle va être en retard en cours, c’est la réalité qui prend place dans son esprit, aussi commence-t-elle à courir vers le lycée, du mieux qu’elle peut et pour éviter les sanctions. Trop de retards amènent aux heures de colle, et la lycéenne ne connait que trop bien leur nature désagréable. Coup de chance, les grilles sont encore ouvertes, et elle retrouve un de ses camarades dans les couloirs, lui évitant ainsi la honte de devoir frapper à la porte et se faire toute discrète. Il l’ignore néanmoins, léger agacement pour Miyuki après cette course ayant peut-être quelque peu révélé ses sentiments pour un instant. La porte s’ouvre, le garçon va s’asseoir, mais le professeur ne la mentionne pas, et personne ne la regarde. Elle se sait être à l’écart, mais Nozomi au dernier rang ne la regarde pas. On ne la voit pas, même si elle agite les bras et en parlant se révèle.

Et après quelques instants, Miyuki le remarque sur sa table, ce vase ou une seule fleur repose, blanche et pure comme la neige, seule et solitaire. Et alors elle comprend. Elle est morte. Elle revoit le lac, l’obscurité, le froid et la sensation de compression au niveau de sa poitrine. Tout ça, pour un instant chassé de sa mémoire, revient au galop, la percutant comme un véhicule à pleine vitesse. Elle n’est pas triste Miyuki, elle n’est même pas particulièrement paniquée à propos de ça, peu réceptive, la surprise un instant sur son visage laissant place à ce même manque d’expressivité toujours présent. C’est la vie, elle ne peut rien y faire si ce n’est l’accepter et se résoudre à affronter l’épreuve du temps en tant que fantôme solitaire.

Hé tu sais quoi ? Il parait que si tu regardes à la place de la morte dont on a repêché le cadavre la semaine dernière, la place près de la fenêtre, tu peux voir un fantôme trempé au crépuscule, qui regarde l’horizon au loin !

Par la suite, Miyuki devient un Shinki, et rencontre un dieu. Il n’est pas méchant, il n’est pas gentil non plus, comme les saisons, la jeune fille ne le déteste pas mais ne l’aime pas non plus, avis neutre dans tous les cas. Elle découvre les Ayakashi, un monde insoupçonné, son monde désormais, le seul auquel elle peut encore prétendre appartenir. Mais vite, la demoiselle se lasse de ce Dieu, parce qu’elle n’arrive pas à l’apprécier et se rapprocher de lui, aussi parce qu’elle n’essaye pas. Il a beaucoup de Shinki, un de plus ou un de moins ne fera pas la différence. Alors elle demande à ce qu’il lui enlève son nom, sans expression sur son visage pâle, et de nouveau elle retrouve sa liberté. Elle en cherchera un autre de Dieu, un qu’elle pourra apprécier un peu plus, c’est ce qu’elle se promet.

----

Une jeune femme à la tignasse rousse d’une vingtaine d’année s’affaire dans la cuisine d’un appartement qu’elle occupe seule, voire avec un copain de temps à autre sans pouvoir se satisfaire d’aucun. Dans un coin de la pièce, une lycéenne en apparence, à la chevelure de jais tressée presque soigneusement, lui indique de surveiller la cuisine de l’omelette qu’elle décrit comme immangeable quand grillée. Difficile en gout. La rousse se presse encore un peu d’empaqueter son repas et l’omelette malgré tout un peu trop cuite, avant d’attraper avec précipitation un étui à violon et un sac et de sortir de l’appartement, la lycéenne sur les talons. Presque en courant, elle parcourt un certain chemin à pied avant de prendre le train en pestant contre le monde, l’autre plus silencieuse. Elle continue sa course un moment, avant de finalement arriver devant un bâtiment comme plein de vie ou des mélodies harmonieuses se font entendre. Après une grande inspiration, la rousse franchit finalement le portail, assez d’espoirs pour 10 dans son cœur. La lycéenne ne franchit pas le  portail et reste dehors à observer de ses iris violet sa seule amie de son vivant s’élancer vers les bâtiments de l’école de musique qu’elle aurait voulu rejoindre.

-Bonne chance, Nozomi.

C’est un murmure, un chuchotement, avant qu’elle tourne les talons pour repartir à un lieu dont elle-même ne sait rien, tout au hasard. Miyuki est maintenant morte depuis 3 ans et condamné à avoir 17 ans pour l’éternité.

code © perry sur apple-spring ▬ 2014




Dernière édition par Miyuki le Dim 1 Fév - 0:07, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

Invité
MessageSujet: Re: her face, her voice, everything has disappeared ahhh -- miyuki Jeu 10 Juil - 0:56

Re-Bienvenue Saké !

Faut qu'on boive un coup dans la CB, un de ces quatre /o/
Revenir en haut Aller en bas
Yumi
avatar

Fondatrice naine ♥
Shinki
Messages : 316
Yens : 526
Date d'inscription : 15/10/2011
Age : 19
Localisation : Au pays du chocolat *-*

Identity Card
Groupe: Shinki
Pouvoir :
Dieu / Shinki:
MessageSujet: Re: her face, her voice, everything has disappeared ahhh -- miyuki Jeu 10 Juil - 16:09

Oh, une amie Shinki ! ♥
Re-bienvenue parmi nous !

Tout me semble bon dans ta fiche, je valide donc. ~

Au plaisir de te lire très vite.
Amuse-toi bien ! :3

_________________




Les cadows ♥ :
 

Une rose par Tata ♥️
Merci à Saki pour le vava. ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://noragami.forumgratuit.org
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: her face, her voice, everything has disappeared ahhh -- miyuki

Revenir en haut Aller en bas

her face, her voice, everything has disappeared ahhh -- miyuki

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Noragami :: Il était une fois... :: Nouveaux venus :: Validé !-